18.06.2009

Confidences à Allah avec Alice Belaïdi au Petit Montparnasse

J'ai fini par y aller, applaudir la talentueuse Alice Belaïdi jouant l'histoire de la petite chevrière adaptée du livre de Saphia Azzeddine, déjà présentée au Festival Off d'Avignon en juillet 2008.Jbara_Confidences_Allah-fafef.jpg2_ConfidencesAllah_prostituee-2435a.jpg Et j'ai bien fait d'écouter les conseils d'une amie. J'avais peur de m'engluer dans une histoire de religion, et les inévitables clichés, mais non, mais non. J'ai découvert le roman mais surtout une belle comédienne ! Pendant une heure trente, seule en scène,elle est Jbara jeune fille ignorante et pauvre qui demande à Allah qu'il se passe enfin quelque chose ! Elle rêve, et espère une autre vie, mais sera forcée de se prostituer pour survivre, et connaîtra la prison... 

Témoignage cru et bouleversant, mais aussi très drôle. Je vous assure j'ai été époustouflée par Alice Belaïdi, son naturel, sa fraîcheur, une comédienne formidable.

C'est à 19 heures au Théâtre du Petit-Monparnasse, jusqu'à la fin du mois de juin. Et je crois qu'elle part en tournée en province, mais aussi en Belgique...

Théâtre du Petit-Montparnasse

31 rue de la Gaîté

75014 Paris   Tél: 01 43 22 77 74

www.theatremontparnasse.com


02.05.2009

Jules et Marcel, avec Philippe Caubère et Michel Galabru

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J'aime aller écouter les Lectures de textes au théâtre. On pourrait penser qu'il s'agit d'un exercice facile, voire trop facile. Mais non, mais non, il faut un réel talent. 

La correspondance échangée par Jules Raimu et Marcel Pagnol nous est offerte avec gourmandise au théâtre Hébertot à 19 heures. Galabru est bien sûr Raimu, et Caubère, Pagnol.

Retrouver Phlippe Caubère est toujours un grand, un immense plaisir, je suis fan depuis si longtemps, et l'association Caubère-Galabru m'intriguait !

Mon amie Viviane et moi n'avons pas été déçues, ainsi que le reste de la salle !

De 1929 à 1946, Pagnol et Raimu n'ont cessé de s'écrire et de se chamailler, nourrissant ainsi leur amitié. Raimu ronchonne, exige un rôle plus important, veut imposer un comédien, critique les choix de Pagnol... Ce dernier résiste, joue avec malice de son charme, ruse un peu... Quel régal !

"« Que Jules ne soit plus là, cela me fait de la peine. Non  seulement parce que je l’aimais, mais parce que je n’arrêtais  pas de me fâcher avec lui. Quand un sudiste se fâche avec un  autre sudiste, c’est une preuve d’estime… ». Marcel Pagnol aux obsèques de Jules Raimu.

18.03.2009

Journal à quatre mains de Benoîte et Flora Groult au théâtre

9742.jpgQuel plaisir de tomber sur un tel petit bijou : Le Journal à quatre mains des soeurs Groult adapté avec humour, vivacité et poésie pour le théâtre.

J'avais déjà apprécié le talent de mise en scène de Panchika Velez lors de la représentation des Forains de Stephan Wojtowicz, mais je pensais en me rendant au Théâtre de Poche qu'il fallait avoir du culot pour s'attaquer à ce livre, un journal intime... Pari largement réussi.

Benoîte la brune intello rude et maladroite, et Flora la blonde coquette et séduisante, tiennent leur journal de mai 1940 à la Libération. C'est la guerre mais leur vie de jeunes filles de très bonne famille (la rue Vaneau à Paris !) continue, leurs études, leur désir d'aimer et d'être aimées, leur avenir, les privations, les parents, Paris, l'Occupation, voici leur univers.

Deux comédiennes formidables portent la pièce avec bonheur : Lisa Schuster est Benoîte, et Aude Briant Flora. Elles sont épatantes, complices. Leur chambre sert de décor douillet à la pièce, mais nous devinons Paris occupé, les difficultés des Parisiens, mais aussi la joie délirante de la Libération.

C'est drôle, mais aussi poignant, c'est déjà féministe mais cela plaisait aux hommes présents hier dans la salle, en un mot c'est du bon théâtre ! Tiens, vous devriez déjà être en train de réserver !

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images.jpgJOURNAL A QUATRE MAINS DE FLORA ET BENOITE GROULT,
Adaptation DE LISA SHUSTER
Mise en scène PANCHIKA VELEZ
Avec Aude Briant et Lisa Shuster
Au THEATRE DE POCHE
75 Bd Montparnasse
75006 PARIS
Tél : 01 45 48 92 97

 

30.10.2008

Le Cirque invisible de Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée

redim_proportionnel_photo.jpgNous avions envie mes copines et moi de délicatesse, d'humour, de douceur et de poésie, et nous avons été exaucées ! Quelle belle soirée à rire des gags, à s'émerveiller de la grâce de Victoria l'espiègle, à ouvrir les yeux pour ne rien rater ! Tout s'enchaîne rapidement, c'est éblouissant !

Le spectacle offert par Victoria Chaplin et son mari Jean-Baptiste Thierrée est un bijou. C'est au Théâtre du Rond Point, , et vous êtes chanceux car il est programé jusqu'au 30 novembre ! Vous pouvez y emmener vos enfants, petits et grands, vos parents, vos cousins, vos voisins, vous verrez tout le monde sera enchanté !

 

23.09.2008

Des Gens, de Zabou Breitman/Raymond Depardon

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Zabou Breitman a adapté et mis en scène deux documentaires de Raymond Depardon : Urgences (1983) ou la vie du service des urgences psychiatriques de l'Hôtel-Dieu (Paris), et Faits Divers (1988) filmé au commissariat de police du 5ème arrondissement. Nous sommes allés voir ce "spectacle" au Petit-Montparnasse, et avons été très, très touchés.

Touchés par l'interprétation subtile et humaine de Zabou et de Laurent Lafitte, aucun voyeurisme, du respect, beaucoup, beaucoup d'humanité. Des décors ingénieux permettent d'enchaîner les personnages, d'incarner successivement le malade ou le psychiatre restituant à chaque fois, les gestes, le langage... C'est poignant et fort, mais parfois drôle aussi, il faut y aller... Oui allez-y.

 

(C'est à Paris jusqu'au 15 novembre, ensuite en tournée).

 

Des Gens, à 19 heures.

Théâtre du Petit Montparnasse

31 rue de la Gaîté

75014 PARIS, métro Gaîté ou Edgar-Quinet

Tél. 01 43 22 83 04

http://www.theatremontparnasse.com/desgens/sommaire.htm

 

17.09.2008

Le Vol de Kitty Hawk au Théâtre 13

Nous venons de démarrer joyeusement notre saison théâtrale. Corbillo et moi avons vu samedi soir Le Vol de Kitty Hawk de Georges Dupuis, dans l'excellente mise en scène d'Yves Pignot.

Il s'agit de l'histoire vraie des frères Wright qui ont réussi sur la plage de Kitty Hawk le 17 décembre 1903 à faire voler l'aéroplane qu'ils avaient construit après des années de recherche. C'est un récit haletant, on s'attache aux frères, Wilbur et Orville fabricants de cycles à Dayton, mais qui ne rêvent que de décoller ! Autour d'eux, leur soeur Katherine fidèle soutien, leur père le pasteur Wright à la fois exigeant et compréhensif et surtout unique mécène. La belle Hèlène arrivée de New-York engagée pour photographier des oiseaux en vol, Madame Brighton, la voisine et restauratrice, curieuse et pleine de bon sens.

Des dialogues vifs, de l'humour, un rythme soutenu, une belle histoire scientifique, familiale et amoureuse, des comédiens formidables, une mise en scène inventive, nous étions emballés, partageant l'enthousiasme sympathique et chaleureux de la salle. C'est vraiment rare de sentir la jubilation des spectateurs, le plaisir de jouer des comédiens, quelle soirée réussie !

Pascal et Philippe Ivanic jouent avec conviction et énergie les deux frères Wright, Jean Hache le père, Rosalie Simon la soeur, Valérie Karsenti la piquante photographe, Firmine Richard la restauratrice curieuse. Ils sont tous bons !

 

C'est jusqu'au 12 octobre, vite, vite, allez-y !
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Théâtre 13
103 boulevard Auguste Blanqui
75013 Paris, métro Glacière
Tél : 01 45 88 66 22

14.06.2008

Pedigree de Modiano par Edouard Baer

8844.jpgIl règnait une ambiance de kermesse de fin d'année dans la salle du théâtre de l'Atelier où j'étais venue assister à la lecture du livre de Modiano par Edouard Baer. Un public un peu people, un peu bobo, très bavard, excité et joyeux. Qui changeait de place, se saluait, s'apostrophait, parlait fort... Vivant très vivant. Ma voisine rêvait à voix haute d'un verre d'eau, elle avait tant soif ah...Se levant d'un bond son compagnon se précipita sur l'ouvreur qui essayait de caser des retardataires sur des strapontins, et, la voix pressante expliqua sa requête. Le jeune homme et compagnon disparurent, ma voisine jubilait mais affichait un air gêné, on nous demandait de ne pas prendre de photos et d'éteindre nos portables, et ouf compagnon revint juste à temps brandissant bien haut un gobelet transparent rempli d'eau magique. Sourire de la voisine à son héros victorieux.

Les lumières s'éteignirent, le silence se fit, Edouard Baer fit son apparition sur la scène. Pas de décor, juste une table, une lampe, et une chaise. On ne peut pas plus sobre. J'ai lu et beaucoup apprécié ce livre de Patrick Modiano, et étais curieuse d'entendre et de voir le comédien.

C'était très bien, subtil, Edouard Baer est ému et émouvant, il devient Patrick Modiano avec un naturel formidable,. Il ne lit pas le texte qu'il connaît par coeur. Ce n'est pourtant pas facile de "faire du théâtre" avec un livre qui se veut le "pedigree", d'un être humain, une présentation presque clinique... Et pourtant l'émotion est là, simple, à la fois légère et profonde. Il y avait bien l'inévitable spectatrice qui s'était un peu trompée de spectacle, et qui s'imaginait qu'Edouard Baer allait exécuter une poilade, une série de sketchs... Et dont le rire aigü et ridicule gênait la représentation, mais elle était là, tant pis on a fait avec.

Si vous avez envie d'y aller c'est au Théâtre de l'Atelier, Place Charles Dullin à Paris 18ème, métro Anvers ou Pigalle, et c'est à 19 h 30 ce qui me convient parfaitement bien.

Sinon, je crois que Pedigree de Modiano est paru en poche chez Folio.

11.03.2008

L'Ecole des Femmes à l'Odéon

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Nous venons de voir l'Ecole des Femmes au Théâtre de l'Odéon guidés par nos bons souvenirs de la mise en scène de Jean-Pierre Vincent des Fourberies de Scapin avec déjà Daniel Auteuil, en 1990 à Nanterre. Pfff, 1990 quand même...

J'ai aimé retrouver ce théâtre fermé pendant de longs mois de travaux. En attendant l'arrivée de Corbillo, je regardais la place depuis le bar au premier étage. Installée à petite table devant la fenêtre, un point de vue formidablement parisien, un régal. Les gens arrivaient seul, en couple, avec des enfants, en groupe, déjà heureux de leur soirée. Ils se retrouvaient en agitant les bras, ou l'oreille rivée à leur portable se cherchant des yeux.   

Je ne me souviens pas d'avoir étudié L'Ecole des Femmes en classe, c'était donc presqu'une découverte. La découverte a surtout été celle de Lynn Thibault dans le rôle d'Agnès que ce macho d'Arnolphe s'est réservé pour future épouse. Lynn Thibault jeune comédienne est formidable, une voix singulière, un jeu très subtil et percutant, étonnante cette jeune femme. Rien que pour elle, je crois qu'il faut aller à l'Odéon ! Oui vraiment.

 270063802.jpgNous avons été un peu déçus en revanche par le jeu de Daniel Auteuil, je n'imaginais pas Arnolphe ainsi. Plus austère, plus froid... J'ai été gênée par sa quête de connivence auprès du public. En décalage avec le jeu des autres comédiens. Le public en question adhérait à ce jeu, riait beaucoup. Nous étions entourés de jeunes, mais aussi de moins jeunes, français et beaucoup d'étrangers, une bonne salle attentive et joyeuse. A l'entracte, je me suis aperçue avec étonnement de la présence près de nous d'un chanteur de variétés françaises, celui qui aime faire la fête avec Suzette. Tiens pourquoi pas. 

Les décors bien que mobiles ne sont pas formidables, je n'ai pas l'impression qu'ils facilitent la vie des comédiens.

Nous avons passé une bonne soirée, et avons goûté les mots de Molière avec délice. Et Lynn Thibault, franchement, je le répète, elle vaut le déplacement !

Nous sommes repartis en nous baladant en scooter dans la nuit parisienne, quelle chouette ville, quelle belle soirée !

 

http://www.theatre-odeon.fr/fr/la_saison/les_spectacles_2...

 

29.01.2008

Les Forains au Théâtre La Bruyère

da69f4b0e6e1c726b5586e48bebc9f4b.gifBonne nouvelle, la pièce de Stephan Wojtowicz Les Forains se joue au Théâtre La Bruyère. Nous l'avions vue en octobre dernier dans notre chez nous au Théâtre 13. Et comme nous avions beaucoup aimé, nous avons décidé d'y retourner. Wojtowicz et ses acteurs nous avaient déjà offert en 2006 une comédie très réussie, La Sainte Catherine récompensée aux Molières...

Les Forains n'est pas une pièce pour les Bisounours, ou pour Pimprenelle et Nicolas. C'est du rude et du costaud, mais aussi du rigolo. D'un train arrêté en rase campagne descend un soir Hélène, une jeune femme fantasque qui fuit son mari. Puis un homme, Olivier, curieux bien propre sur lui, qui oublie de remonter à temps. Car le train repart, et voilà nos deux citadins, bien intégrés dans la société, bien éduqués et tout, et tout, qui découvrent le monde de nos amis forains installés en haut de la voie ferrée, à côté du dépôt d'ordures... à plusieurs kilomètres de la ville.

Pour un choc des cultures, cela va être un choc c'est sûr ! Le trio de forains, Eddie homme coléreux et bien barge, son épouse Jackie grande gueule, et Nono le frère alcoolo, va continuer sa petite vie sous les yeux incrédules d'Hélène et Olivier qui ne pensent qu'à se sortir de cette galère ! Ah j'oubliais de vous parler du chien d'Eddie et de Jacky qui hurle de temps à autre, pour compléter le tableau !

Ne vous sauvez pas ! La pièce est très drôle, féroce, pas du tout politiquement correcte, et cela fait grand bien. Cette pièce bien écrite pourrait être désespérante mais elle ne l'est pas, grâce au talent, à l'humour, et l'humanité de l'auteur ; mais aussi grâce à la vivacité de la mise en scène, et à l'interprétation très juste et forte des comédiens.

Nos deux citadins et leur bonne conscience voudraient tant aider les forains, mais ces derniers sont tellement largués, et en même temps bien plus roublards qu'ils ne le pensaient. Oui, on pense au film d'Ettore Scola, "Affreux, Sales et méchants"...  Oui, on pense aussi à l'émission belge Strip-Tease, c'est vrai. On frissonne, on est ému, mais on rit beaucoup aussi ! Et en même temps, on se dit que parfois on est capable d'être aussi bête et condescendant qu'Hélène et Olivier...

La mise en scène de Panchika Velez est très réussie, les comédiens vraiment formidables : Maxime Leroux, Nathalie Cerda, Didier Brice sont des forains magnifiques et déjantés ! Aliénor Marcadé-Séchan est convaincante en Hélène la nunuche, et Mathieu Rozé campe un Olivier plus vrai que nature !

Voici un extrait :

http://www.dailymotion.com/video/x2z1wi_les-forains_creat...

 

 

18.11.2007

Terrien de Yannick Jaulin à Chaillot.

5069f80bbbdc9a5b17a439f1cde0c6c8.jpgConnaissez-vous Yannick Jaulin ? C'est un conteur moderne, un conteur de grand talent. Vous avez certainement entendu parler, ou vu des reportages sur ce village des Deux-Sèvres, Pougne-Hérisson, le Nombril du Monde ? Vous savez que tous les ans, grâce à Yannick Jaulin et au maire du village s'y tient la Fête du Sacré Nombril le 15 août ?

Yannick Jaulin nous dit sa biographie "est à la fois conteur, comédien, auteur, philisophe et humoriste... Il n'a qu'une obsession dans son parcours artistique : replacer les grands mythes au coeur de notre monde en parlant du quotidien".

C'est cela, il nous parle du quotidien, celui qu'il a vécu enfant au coeur de la ferme de ses parents en Vendée. Mais aussi du quotidien universel, celui de tout le monde, la difficulté de trouver sa place, d'aimer, de partager... Il utilise les histoires du monde rural, les contes, et nous brode des spectacles où nous retrouvons l'émotion, l'authenticité, et nous sommes charmés et touchés ! Et s'il porte un regard moqueur sur nos faiblesses et nos habitudes, il n'est jamais méchant, jamais cruel, c'est un tendre Yannick Jaulin !

 

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Nous sommes allés Corbillo et moi, hier soir assister à son dernier spectacle, Terrien au Théâtre national de Chaillot. Quelle belle et grande soirée nous a été offerte !

Nous avions vu Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit, (en 2002 ?) au Théâtre de la Villette, avec notre fille Corbelle, et nous avions été enchantés par le bonhomme, par ses histoires, son humour. Corbelle la parisienne avait bien sûr été déroutée par l'utilisation de certains mots en patois vendéen, mais cela ne l'avait pas empêchée d'apprécier et de rire ! C'est que Yannick Jaulin a pour langue maternelle le patois de ses parents et grands-parents ! Mais rassurez-vous, il maîtrise à la perfection notre belle langue française !

Donc hier soir, nous avons vu Terrien. C'est un spectacle inhabituel, il ne s'agit pas seulement de récits basés sur les contes du Poitou, mais aussi sur la mythologie. Nous sommes parvenus sans mal à rentrer dans ce nouvel univers.

Yannick Jaulin se sert de la vidéo, de la musique pour se raconter. Terrien c'est lui, il est parvenu à se retrouver après avoir erré, s'être trompé, rejeté ceux qu'il aimait, son monde... C'est l'histoire d'un aveuglement, suivie de sa réconciliation avec lui-même, avec la vie. Nous avons été très émus, surtout Corbillo qui a bien connu lui aussi la Vendée "obscure" des années 60 qu'évoque notre conteur.  

Yannick Jaulin nous a fait penser à Philippe Caubère autre conteur d'aujourd'hui. Cette quête, cette recherche initiatique d'une nouvelle famille... Et surtout leur commune sincérité et générosité sur scène, leur absence d'inhibition, leur délire ! Oui ils se ressemblent ces deux-là !

Nous avons bien fait de nous secouer et d'affronter la ciculation ! Yannick Jaulin est à Chaillot jusqu'au 21 décembre.

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Il y a des vidéos de spectacles ou de reportages sur Yannick Jaulin sur DailyMotion, n'hésitez pas à aller vous régaler !

http://www.dailymotion.com/video/x1wyis_la-bete-azire

http://www.dailymotion.com/video/xoibz_le-blues_events

http://www.dailymotion.com/related/1143503/video/x1w1od_r...

 

Le 3 décembre : un très bon portrait de Yannick Jaulin dans Libération du 27 novembre :

http://www.liberation.fr/transversales/portraits/293698.F...

 

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