11.07.2008

Zola, Maupassant, Guizot et les riches

Toujours dans mes fonctions de "liseuse", j'ai relevé cette phrase cette semaine dans Le Point, un chef d'entreprise est interviewé, on lui demande ce qu'il "pense du regard que l'on porte en France sur les riches".

Voici un extrait de ses réponses :

"La société française considère la richesse d'un mauvais oeil. Depuis toujours... C'est le même esprit du côté des valeurs républicaines. Dans les lycées, aujourd'hui, on apprend aux enfant à avoir un jugement critique vis-à-vis de l'argent. On lit Zola et Maupassant, on voit la misère et l'argent qui corrompt, les méchants patrons... On pourrait étudier Guizot et les grands penseurs américains. Dans les livres d'économie, c'est pareil. On parle toujours du côté négatif, de ceux qui s'enrichissent impunément, des délits d'initié... Vous ne verrez jamais de success story racontée dans les manuels scolaires !"

 Pauvres de nous !

 

04.07.2008

Piscine Joséphine-Baker : de l'espoir

images.jpgJe lis avec plaisir l'article du Parisien du vendredi 4 juillet,  évoquant le retour de la piscine flottante du 13ème, mais j'attends de l'avoir vue réouverte de mes propres yeux pour me réjouir totalement :

"LA PISCINE FLOTTANTE REMISE A FLOT POUR PARIS-PLAGES

NEUF MOIS. Neuf mois après avoir failli sombrer dans les flots de la Seine, la piscine Joséphine-Baker refait enfin surface. D'après l'adjoint au marie en charge des sports Jean Vuillermoz, l'équipement sportif amarré au pied de la bibliothèque François-Mitterrand (XIIIè) rouvrira ses portes le 21 juillet, pour le coup d'envoi de Paris-Plages. "Les bassins ont été remis en eau, tout fonctionne", se réjouit l'élu PC. Il ne reste plus qu'à obtenir les autorisations des services de la navigation de la Seine et le feu vert de la préfecture de police. La piscine flottante avait failli couler au mois d'octobre, à la suite d'une série noire : carreaux décollés, sauna défectueux, incendie... Une déception pour cet "équipement phare" de la première mandature de Bertrand Delanoë qui a coûté 17 millions d'euros."

23.06.2008

La belle Vie de Christine

Lu dans le Journal du Dimanche d'hier, avec un petit clin d'oeil à mes amies Turitelle et à MartineCarole qui me comprendront !

"CHRISTINE ALBANEL A LA BELLE VIE

La ministre de la Culture s'est rendue vendredi à Marseille pour célébrer le millième épisode de Plus Belle la Vie. Christine Albanel a surpris l'équipe par sa connaissance du feuilleton de France 3 qu'elle regarde dès qu'elle le peut avec son fils. Les comédiens l'ont reçue avec tous les égards : Colette Renard lui a fait visiter les décors, Michel Cordes et Pierre Martot ont trinqué avec elle au pastis !" 

 

 

23.05.2008

Le duplex d'Arthur, comme au Monopoly

"Arthur vend son duplex à la fille de Poutine

Ces derniers mois, Arthur tentait de vendre son duplex parisien de l'avenue Henri-Martin : quelque 500 m2 entièrement rénovés dans la ligne architecturale épurée de rigueur, plus 300 m2 de terrasse avec une vue splendide.

En apprenant que la fille de Vladimir Poutine était intéresée par pareille opportunité dans le quartier préféré des Nouveaux Russes, il aurait doublé son offre de 9 millions d'euros. Marché conclu."

Je viens de le lire pour vous aujourd'hui dans Le Figaro. Vous vous souvenez d'avoir joué au Monopoly lorsque vous êtiez petits ? Moi, oui. J'aimais bien l'avenue Henri Martin, et ce jeu...  Bon tout ça pour dire que finalement faire l'andouille à la télé cela rapporte... Et qu'en Russie, il n'y a pas que des fauchés...

 

 

24.04.2008

Miles, Fidélité et Expulsions

L'article du Canard Enchaîné sur les miles de fidélité acquis par les policiers lors des expulsions des immigrés est donc confirmé ! Si vous n'avez pas eu l'occasion de lire cet article, voici la dépêche de l'AFP :

PARIS (AFP) — Les policiers escortant les immigrés en situation irrégulière lors de leur expulsion par avion bénéficient des "miles" accordés par les compagnies aériennes à leurs clients fidèles, a-t-on appris mercredi au ministère de l'Intérieur, confirmant une information du Canard enchaîné.

"Ce système n'est pas illégal", a-t-on souligné de même source, affirmant qu'"avant même la parution de l'article, le ministère avait déjà envisagé de modifier sur ce point précis le prochain contrat" avec les transporteurs.

Sur quelque 23.000 expulsions par an, toutes ne se font pas en avion, et seul un tiers de celles réalisées par voie aérienne nécessite une escorte, de un à trois policiers, a-t-on précisé de même source, contestant les calculs du Canard enchaîné.

"A raison de 23.000 éloignements en 2007, selon le ministère de l'Intérieur, et sachant qu'en moyenne trois policiers accompagnent celui qui va être expulsé, voilà de quoi se constituer assez vite un joli stock de voyages gratuits sur le dos des clandestins", affirme le journal, qui cite des agents d'escale d'Air France à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

"Sans compter que de nombreux flics bénéficient, du coup, du statut "Gold", réservé aux hommes d'affaires qui voyagent régulièrement aux frais de leur entreprise", ajoute l'hebdomadaire.

Contactée par l'AFP, Air France, qui transporte l'immense majorité des immigrés expulsés par avion, s'est refusée à tout commentaire.

En juillet 2007, plusieurs syndicats d'Air France-KLM et le Réseau éducation sans frontières (RESF) avaient tenté en vain de convaincre direction et actionnaires de la compagnie de refuser "l'utilisation des avions du groupe" pour ces expulsions. "

11.04.2008

Carte Famille nombreuse et mesquinerie

Le Jour international de la Famille est célébré (entre autres) le 15 mai par l'ONU. Nous aussi en France nous allons fêter la famille, je viens d'apprendre que la Carte Famille nombreuse va être supprimée, décision brutale de notre gouvernement. Oui, je sais je ne suis plus concernée depuis longtemps, mais zut, c'est une décision injuste, mesquine et méprisable. Si, si.

Tiens lisez donc l'édito du Monde de ce soir :

"UN MAUVAIS SIGNAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L

 

 

 

 

 

 



En catimini, à la faveur d'un plan de réduction des dépenses publiques, le gouvernement a donc signé, sans la moindre concertation, l'acte de décès de la carte Famille nombreuse. Pour y parvenir, l'Etat a tout simplement supprimé la subvention de 70 millions d'euros qu'il versait à la SNCF au titre des tarifs sociaux.

Le gouvernement a aussi agi avec une fâcheuse désinvolture. L'entreprise publique a été mise devant le fait accompli. Et les ministres ont fait entendre une parfaite cacophonie, loin de l'" harmonie " réclamée par Nicolas Sarkozy. Quand certains se veulent rassurants et affirment (à bon compte) que des réductions pour les familles nombreuses seront maintenues, d'autres, et non des moindres, déplorent la disparition d'un des symboles majeurs du pacte social.

Créée en 1921, bénéficiant à 2,2 millions de familles de trois enfants et plus, la carte Famille nombreuse offre des réductions de tarif de 30 % à 75 %, étendues, en 2006, à près de cinquante enseignes commerciales. Au fil des ans, elle est devenue un symbole, parmi d'autres (allocations, aides au logement, crèches), d'une politique familiale généreuse, sans conditions de ressources, qui a indéniablement favorisé la natalité. En 2006, la France a affiché le meilleur taux de fécondité en Europe, dépassant l'Irlande. Et, en 2007, si le nombre des naissances a fléchi, il reste supérieur à 800 000. Ce dynamisme démographique est un indéniable atout pour le pays, moins touché que beaucoup d'autres par le vieillissement accéléré.

La fin de la carte Famille nombreuse traduit aussi les changements accélérés de la société française. Hier vitrine sociale avec la carte Famille, puis, en 1936, les billets de congés payés, la SNCF est aujourd'hui une société commerciale plus soucieuse de concurrence et de bénéfices que de ces symboles d'une autre époque. Elle ne s'adresse plus à des usagers du service public, mais à des clients, à qui elle va proposer " d'autres produits commerciaux à destination des familles ". Pour la politique familiale, le remplacement de la solidarité nationale par des offres commerciales n'est pas une bonne nouvelle.

 

© Le Monde" EDITO DU MONDE DU 12 AVRIL 2004"

12.03.2008

Leonard Cohen en France cet été !

 

Petite clin d'oeil à JolieGrive qui n'a plus qu'à s'organiser ! :

"PARIS, 12 mars 2008 (AFP) -

La tournée mondiale annoncée pour cet été par Leonard Cohen mardi passera, en France, par le festival les Nuits de Fourvière à Lyon le 9 juillet et le Nice Jazz Festival le 22, ont indiqué mercredi les organisateurs de ces manifestations.

Le chanteur, compositeur et poète canadien a annoncé cette tournée mardi à l'occasion d'une cérémonie d'intronisation au "Rock'n'roll Hall of Fame" ("temple de la renommée" et musée du rock), qui s'est tenue à New York (et lors de laquelle Madonna a également été honorée).

Leonard Cohen, 73 ans, auteur et compositeur depuis 40 ans de chansons devenues cultes ("Suzanne", "Sisters Of Mercy", "So Long, Marianne", "Bird On A Wire"...), n'a plus fait de tournée depuis 1993.

Cette tournée débutera le 6 juin à Toronto et passera notamment par les festivals de Glastonbury (Angleterre), Montreux (Suisse) ou Benicassim (Espagne).

Cohen, qui a embrassé le bouddhisme zen, a sorti son dernier album, "Dear Heather" en 2004. Le compositeur Philip Glass a mis en musique son recueil de poésies "Book of Longing" dans un album qui est sorti il y a quelques mois.

pr/bfa/bg"

 

ET POUR RESERVER :

http://www.leonardcohenfiles.com/tour2008-1.html

A lyon : http://www.nuitsdefourviere.fr/

Et peut-être aussi à Paris j'espère !

 

EDIT DU 9 JUILLET :

Ceux et celles qui veulent aller l'écouter à Paris en novembre prochain à l'Olympia , vite aller sur le site : www.gdp.fr, les locations sont ouvertes depuis ce matin ! Vite, vite !

09.02.2008

Pacsées à 95 ans !

 C'est réjouissant de lire ce genre d'infos, je dirais même plus, cela me fait chaud au coeur ! : 

"Voisines de palier depuis plus de quarante ans, Marie et Paulette, 95 ans, sont inséparables. Sans enfants ni famille, elles ont trouvé chez l'autre une amie... et une héritière. "Elles sont venues me voir pour s'instituer chacune légataire universelle de l'autre", raconte un notaire. Marie, propriétaire et fortunée, voulait protéger Paulette, locataire et plutôt fauchée. Le hic ? Si Marie venait à décéder en premier, Paulette devrait payer des impôts abyssaux : 60 % de la fortune de son amie, ce qui la ruinerait plus qu'autre chose. Les vieilles dames ont alors trouvé la parade : se pacser pour profiter de la loi du 21 août 2007 qui supprime les droits de succession entre conjoints mariés ou pacsés. Futées, les nonagénaires !"   Fleur de la Haye, dans le supplément Paris Obs du Nouvel Observateur du 7 févirer.

25.01.2008

Escroquerie au RMI...

 Je viens de lire cette dépêche de l'AFP et là franchement je me sens très énervée, écoeurée... Je vous laisse découvrir :
Escroquerie au RMI: la fille de Pineau-Valencienne condamnée à 8 mois avec sursis
24 janvier 2008
NANTERRE, 24 jan 2008 (AFP) -

La fille de l'ancien patron Didier Pineau-Valencienne, Laurence, a été condamnée à huit mois de prison avec sursis et 25.000 euros d'amende avec son compagnon pour avoir indûment perçu le RMI de février 1999 à mai 2005, soit 40.000 euros.

Avec son concubin, Mme Pineau-Valencienne a rempli et signé tous les trois mois entre 1999 et 2005 une déclaration de revenus suffisamment basse pour percevoir un RMI "couple sans ressources", alors que pour certaines années, elle était assujettie à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Dès le début de l'affaire, la fille de l'ancien PDG du groupe français Schneider a remboursé la somme de 14.000 euros au conseil général des Hauts-de-Seine, correspondant aux deux années non couvertes par la prescription.

Pour sa défense, la prévenue a expliqué qu'elle était persuadée que le dossier ne concernait que son concubin.

Celui-ci avait en effet perçu à juste titre le RMI jusqu'à ce qu'il s'installe chez elle, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), au moment de la naissance de leur fille, en août 1998.

Le compagnon de Mme Pineau-Valencienne, qui venait du Val-de-Marne, a alors fait transférer son dossier à la caisse d'allocations familiales (CAF) des Hauts-de-Seine. Conséquence: celui-ci concernait le couple et non plus lui seul.

"Je ne connaissais pas du tout les tenants et les aboutissants du RMI (...) Il y a eu une erreur de notre part, mais jamais, jamais nous n'avons voulu escroquer qui que ce soit", a expliqué la prévenue, âgée de 42 ans.

Après les avoir tous deux condamnés à huit mois de prison avec sursis et 25.000 euros d'amende, la présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, a qualifié le délit "d'insupportable au corps social, encore plus quand on a les moyens d'y réfléchir".

L'affaire avait eu son origine dans la diffusion en novembre 2006 par France 3 d'une édition de l'émission "Pièces à conviction" consacrée aux fraudes, avec la révélation d'un rapport d'enquête confidentiel d'un agent de la CAF datant de mai 2005.

La CAF avait alors saisi la justice pour vol et violation du secret professionnel. L'enquête s'est élargie et a abouti au renvoi des deux prévenus devant le tribunal, même si le conseil général des Hauts-de-Seine ne s'est pas finalement constitué partie civile.

arb/sm/bw

15.01.2008

Sentinelle d'Anne Thébaud

Si vous avez un coup de blues, revenez plus tard lire cette chronique de Jéröme Garcin publiée dans le Nouvel Observateur du 10 janvier dans sa rubrique "Tendance" Elle nous annonce la publication d'un livre que je lirai sans doute, le coeur serré certes, mais je crois qu'il faut que je le lise.

b16bfea2fcaf083186792d44d7224ed6.jpg"Le 10 septembre 2007, sans explication, Anne Thébaud s'est suicidée en se jetant dans la Seine avec un sac à dos lesté de trois pavés. Elle avait 41 ans. Auparavant, elle avait remis à Maurice Nadeau, son éditeur et ami, son "ogre bienveillant" le manuscrit de Sentinelle qui paraîtra le 20 janvier, orné d'une photographie pleine page où elle lègue, au monde qu'elle s'apprête à quitter, un sourire d'une infinie, d'une inguérissable tristesse. "Elle rut dans les brancards, y  écrit-elle dès le début, mais finira. le ventre gonflé par les eaux de la Seine, méduse collée au couvercle du ciel.  A moins qu'elle ne moisisse dans un asile, les seins fanés, l'esprit congestionné par le désarroi." Anne Thébaud collaborait à la "Quinzaine littéraire" depuis 1995. Elle y avait donné notamment des chroniques sur Gracq, Bergounious, Michon et Calaferte. En 2001, elle avait publié son premier livre, "Reliquaire", que Maurice Nadeau tenait pour "inclassable, insolite, monstrueux". Cela vaut aussi pour "Sentinelle" à ceci près que chaque page, chaque phrase, chaque mot nous hurlent qu'ils sont posthumes. C'est le livre d'une condamnée qui dépose son bilan, et passe en revue une dernière fois, dans un monologue à la troisième personne, ses fantasmes, ses paniques, sa solitude, ses souvenirs d'un père paysan confiné dans "le quant-à-soi des taiseux", ses amours d'hôtel sans lendemain, et son impuissance malgré les pilules roses prescrites par le psychiatre, à vaincre le mal intérieur qui la ronge. Dans une prose époumonnée, expressionniste, Anne Thébaud écrit "qu"elle ramperait pour que quelqu'un la serre dans ses bras". Qu'elle ne sait pas "Comment franchir la vitre à laquelle sans répit elle se cogne". Que "Vivre c'est parfois la mer à boire". Qu'elle "se détruit comme la souris grignote son biscuit." Et, in fine, que "sa vie lui fait horreur". On n'ose pas dire que ce livre est beau à pleurer. Mais on le pense." Jérôme Garcin.

Sentinelle d'Anne Thébaud, Editions Maurice Nadeau, 16 €.

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