11.05.2009
Good Morning England de Richard Curtis
Sortir du cinéma des airs de rocks plein la tête, le sourire aux lèvres, l'envie de rire, de danser, et de se procurer la B.O. du film, c'est très bon signe n'est-ce pas ? Jubilatoire ce film est jubilatoire.
C'est l'effet que nous a fait Good Morning England, film basé sur l'histoire de la radio pirate Radio Caroline qui a enchanté les Anglais et les Anglaises durant les années 60 !
Des acteurs très convaincants et talentueux, notamment Philipp Seymour Hoffman, Nick Frost, Rhys Ifans, Kenneth Brannagh, Emma Thompson, Bill Nighy, Jack Davenport, Talulah Riley, ... Tous sont excellents, avec cette dose de dinguerie nécessaire à l'histoire et à l'époque.
Nous avons constaté avec grand plaisir la présence majoritaire de jeunes (filles et garçons) d'une vingtaine d'années, ils avaient tous l'air très intéressés et heureux d'entendre ce bon vieux rock et la pop du siècle dernier.
Un petite envie de gigoter en regardant la bande annonce ? Voila le lien :
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03.05.2007
Le vent et le sable
Sur les murs de certaines bibliothèques municipales de la Ville de Paris l'affiche du film Si le vent soulève les sables indiquait qu'il suffisait d'envoyer un mail pour être invité à l'avant-première jeudi dernier. Car budget pub limité oblige, la réalisatrice Marion Hänsel et son équipe comptent sur le bouche-à-oreille pour que le film trouve son public. De plus la date de sortie mercredi 2 mai n'est pas vraiment favorable, et je suppose que la distribution sera restreinte...
j'ai aimé ce film et en suis sortie bouleversée. Les images sont magnifiques alors que la vie de cette famille africaine est si dure et triste : être obligé de quitter son pays parce que les puits sont vides, partir à la recherche d'une autre vie, se heurter à la corruption et la violence, se perdre, mais toujours marcher, marcher... J'ai été très émue par les acteurs, notamment la petite fille. N'oublions pas Le vent, la musique, éléments importants de ce film tourné à Djibouti.
Si le Vent soulève les sables est résumé ainsi sur son site :
"Au village le puits est à sec. Le bétail meurt. La majorité des habitants, se fiant à leur instinct, partent en direction du Sud. Rahne, seul lettré, décide de partir avec Mouna, sa femme et ses trois enfants vers l’Est. Leur seule richesse, quelques brebis, des chèvres et Chamelle, un dromadaire. Histoire d’exode, de quête, d’espoir et de fatalité.
Rahne et les siens parcourent des contrées hostiles sous un soleil dévastateur, effectuant des marches sans fins, croisant souvent la mort.
Mais Si le vent soulève les sables est aussi une parabole sur la détermination et l’éternité qui nous entraîne sur les pas de Shasha, enfant nomade qui va conquérir l’amour de son père grâce à sa ténacité, sa force et joie de vivre."
Voici le lien de la bande-annonce : http://techgame.eurower.net/silevent/ba_hd.html
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28.12.2006
Pardonnez-moi de Maïwenn
J'ai suivi les conseils avisés de Traou et de Valclair , je suis allée voir le film de Maïwenn : "Pardonnez-moi", et comme nous n'êtions que six dans la salle, je me doute bien qu'il ne va plus être longtemps encore à l'affiche... Quel dommage, même si j'en suis sortie très bouleversée, si vous avez la possibilité et l'envie d'aller voir un bon film sur la famille, ses secrets et ses blessures, n'hésitez surtout pas.
(Vous pouvez visionner la bande annonce sur le site de Maïwenn : http://www.maiwenn.com/pardon/pardon.html )
C'est le premier film de Maïwenn, elle cherche la vérité sur son enfance. Puisque dit-elle : "...Je pensais que je supportais d'avoir été battue par mon père. Evidemment, je me mentais. Il a donc fallu que je m'occupe de mon père, à son tour !". Oui, parce que Maïwenn a déjà créé un spectacle Le Pois Chiche qu'elle a joué au café de la Gare en 2001-2002, où elle évoquait sa mère, ou plutôt l'absence de sa mère durant son enfance.
Dans Pardonnez-moi, Violette veut que son futur enfant naisse en sachant qui il est, quelle est sa famille, elle refuse les non-dits, les lourds silences. Protégée par sa caméra, elle filme ses parents, ses soeurs, son compagnon, et s'acharne pour débusquer cette vérité qui lui échappe depuis si longtemps l'empêchant de vivre.
Les comédiens (Maïwenn, Pascal Grégory le père, Marie-France Pisier la mère, Hélène de Fougerolles et Mélanie Laurent ses soeurs...) sont tous justes, émouvants, et drôles aussi. Parce que ce n'est pas un film où on sanglote du début à la fin, non j'ai bien ri, et j'ai eu aussi les larmes aux yeux devant cette volonté et cette force de vie dont fait preuve notre Violette.
Je pense à tous les secrets dont je suis malgré moi, mais très lâchement dépositaire, donc complice : secrets de famille dans la famille, secrets de famille des amis et amies...
Je pense au mensonge imposé à l'enfant d'une amie, installée avec un nouveau compagnon après la naissance du bébé et qui a laissé ce dernier se faire appeler papa. La découverte de la vérité assénée brutalement dix ans plus tard lors de la séparation a vraiment été très cruelle. Je me sentais complice de ce mensonge, et je l'étais bien sûr, mais comment faire ?
Je pense à cet enfant adopté dans la famille dont je suis une pièce rapportée ; tout le monde a dû jurer le secret lors de son arrivée il y a plus de trente ans, mais personne n'a vraiment accepté cet intrus qui porte un nom "qu'il ne mérite pas"... Ironie de l'affaire, c'est lui qui a fait les études les plus brillantes et les plus longues... Moi je n'ai rien promis n'étant pas des leurs lors de l'adoption, mais je suis au courant, et ce secret me pèse.
Je pense au secret de la maladie de mon grand-père que j'ai appris brutalement lors d'une violente dispute familiale. Merci bien.
Je pense à l'énorme gaffe que j'ai faite lorsqu'un ami m'a dit : Je sais bien que l'un des mes enfants n'est pas de moi, mais bon, je paie la pension alimentaire pour tous..." Oui, lui ai-je très sottement répondu," tout le monde sait que tu n'es pas le père de M.", et lui s'offusquant "Mais non voyons c'est P. qui n'est pas mon enfant, qu'est-ce que tu vas chercher là...". Ahhhh quelle horreur, je pensais qu'il avait compris ; j'ai été vraiment malheureuse d'instiller le doute... Quelle triple andouille.
Je pense à une amie de ma fille, baby-sitter de ses petits frères, seul moyen d'approcher son père qui feint d'ignorer leur véritable lien ! Mais qui n'est pas encore prêt à en parle à la mère des garçons... Non pas encore... Tant pis pour Paloma...
Je vais quand même vous éviter une liste de secrets et autres cachotteries, mais dans ma tête quel défilé !
Pour son courage, son talent, je n'ai rien à pardonner à Maïwenn, au contraire, je la remercie. Oui Merci Maïwenn.
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