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<title>FAUVETTE - emotions</title>
<description>FAUVETTE</description>
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<lastBuildDate>Sun, 14 Mar 2010 20:27:08 +0100</lastBuildDate>
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<title>Un sens de l'accueil français si envié...</title>
<link>http://www.fauvetta.net/archive/2009/03/23/un-sens-de-l-accueil-si-envie.html</link>
<author>noreply@fauvetta.net (Fauvette)</author>
<category>Emotions</category>
<pubDate>Mon, 23 Mar 2009 21:23:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Vous verriez la photo de ma dernière petite-nièce Louane, vous auriez envie de la voir et d'embrasser cette petite tête ronde aux yeux bleus.&amp;nbsp;Rien de plus facile bien sûr, il suffit de trouver une date, de&amp;nbsp;faire ses valises, et de prendre la route, le train ou l'avion...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ce qui était prévu.&amp;nbsp;V., Le papa de Louane, est ukrainien. Arrivé en France en renfort après la tempête de 1999, il s'y est plu, a continué à travailler, puis a&amp;nbsp;demandé et obtenu des papiers. Il&amp;nbsp;a rencontré&amp;nbsp;ma nièce et est devenu son amoureux. Bon vous savez ce que c'est, on s'aime, on habite ensemble, et on fait un bébé. Et quand ce mignon bébé vient au monde, on invite&amp;nbsp;la famille à venir découvrir le petit bout-de-chou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les parents de V. ont pensé la même chose,&amp;nbsp;car après l'annonce de la grossesse, ils&amp;nbsp;ont organisé leur visite au futur bébé de leur fils. Ils ont tout bien fait, réuni l'argent pour le voyage en car jusqu'à Paris, puis pour le train, et aussi l'argent nécessaire au séjour. Ils ont effectué les démarches administratives, fourni les invitations, motivé leur demande,&amp;nbsp;afin d'obtenir un visa d'entrée sur notre territoire français, et précisé qu'ils ne venaient pas s'installer en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un&amp;nbsp;Papy et une&amp;nbsp;Mammy&amp;nbsp;faisant une longue route&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;voir leur petite fille, leur fils et leur belle-fille quoi de plus naturel et normal. Et touchant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ben non. Visas refusés, sans explication. Pas d'explication à fournir, un point c'est tout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La France de 2009 ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allez circulez, ne venez pas,&amp;nbsp;défaites les valises, remballez les bisous, les sourires et les gazouillis,&amp;nbsp;cette enfant n'a pas besoin de vous connaître, elle se passera de vous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà, vous étes déjà de retour chez vous sans en être partis ! On est fort nous les Français on vous fait voyager sans que vous ayez à vous déplacer !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ça le sens de l'accueil français de 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Humiliation, déception, honte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'enrage, et j'ai honte. Honte de nous.&lt;/p&gt; 
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<title>Dans l'ascenseur</title>
<link>http://www.fauvetta.net/archive/2007/11/20/dans-l-ascenceur.html</link>
<author>noreply@fauvetta.net (Fauvette)</author>
<category>Emotions</category>
<pubDate>Wed, 21 Nov 2007 00:50:44 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Le matin lorsque je pars, j'emprunte l'ascenseur, et parfois j'ai un choc en me voyant dans le miroir. Je me vois, mais je vois aussi mon frère Cristobal... Une impression étrange, furtive mais réelle. Le regard, la forme du visage, l'expression,&amp;nbsp;tout nous lie et nous rapproche. Je crois que de mes quatre frères et trois&amp;nbsp;soeurs, c'est à lui que je ressemble le plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me demande si lui ressent de temps en temps ces petites secondes de flottement, et de triste&amp;nbsp;tendresse, je ne sais pas, nous n'en n'avons jamais parlé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'ailleurs, nous ne parlons peu, nous ne nous&amp;nbsp;voyons pratiquement jamais, mais pourtant nous ne sommes pas fâchés, éloignés simplement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous étions très proches et complices étant enfants,&amp;nbsp;nous avons deux ans d'écart.&amp;nbsp;Puis le temps s'est écoulé, et chacun s'est dirigé vers sa propre vie. Et cahin-caha, s'est construit son petit abri, en essayant d'oublier les années noires de notre enfance commune. Et nos contacts se sont effilochés, nous avons laissé faire, les uns et les autres. Avec de temps en temps des sursauts, des tentatives...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je sais c'est difficile à comprendre&amp;nbsp;de l'extérieur ce que sont devenus nos liens familiaux. &amp;nbsp;Mais vous ne vous voyez qu'aux enterrements nous avait dit notre Cousin Jean lors des obsèques de notre mère il y a huit ans.&amp;nbsp;Et il avait raison bien sûr.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nos souvenirs communs devraient sans doute nous&amp;nbsp;souder et nous aider, mais non c'est le contraire. Chacun a gardé sa souffrance, essayant d'enfouir ses souvenirs ou de les analyser et les évacuer&amp;nbsp;en se faisant aider. Le résultat est le même, nous sommes tous loin les uns des autres, et incapables de vivre une vie commune, d'être une vraie fratrie. Enfin, je veux dire une fratrie qui se fréquente, organise des rencontres, fête des anniversaires...&amp;nbsp;Une famille quoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pourtant nos liens existent, l'affection aussi. Mais nous n'arrivons pas à sortir de cette enfance cabossée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis orpheline de mes parents, mais souvent je me sens une sans famille, même si je suis issue d'une famille nombreuse. J'aurais sans doute dû, oui j'aurais sans doute dû... Si j'avais pu. Si j'avais trouvé la force...&lt;/p&gt;
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<title>ADN</title>
<link>http://www.fauvetta.net/archive/2007/10/06/adn.html</link>
<author>noreply@fauvetta.net (Fauvette)</author>
<category>Emotions</category>
<pubDate>Sat, 06 Oct 2007 11:55:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Si vous cherchez la pétition, elle est&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.touchepasamonadn.com/&quot; title=&quot;Ici&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bonne signature !&lt;/p&gt;
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<title>Résister, c'est créer...</title>
<link>http://www.fauvetta.net/archive/2007/03/27/resister-c-est-creer.html</link>
<author>noreply@fauvetta.net (Fauvette)</author>
<category>Emotions</category>
<pubDate>Wed, 28 Mar 2007 00:10:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&quot;Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des &quot; féodalités économiques &quot; , droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau &quot; Programme de Résistance &quot; pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; ms: 12.0pt&quot;&gt;Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : &quot; Créer, c’est résister. Résister, c’est créer &quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;strong&gt;Signataires : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le 10 mars 2004&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Notre ami Woody nous a parlé de cet &lt;strong&gt;Appel&amp;nbsp;à la commémoration du 60ème anniversaire du programme du CNR du 15 mars 1944,&lt;/strong&gt; lors de nos discussions sur l'actualité le week-end dernier...J'ai souhaité publier cet Appel, d'abord en hommage à Lucie Aubrac, mais aussi parce que si comme moi vous ne le connaissiez pas, vous aimeriez sans doute le lire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Un Clandestin arrêté à la sortie de l'école...</title>
<link>http://www.fauvetta.net/archive/2007/03/21/un-clandestin-arrete-a-la-sortie-de-l-ecole.html</link>
<author>noreply@fauvetta.net (Fauvette)</author>
<category>Emotions</category>
<pubDate>Wed, 21 Mar 2007 12:15:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Voici la Brève lue dans Libération d'aujourd'hui :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;strong&gt;UN CLANDESTIN ARRETE A LA SORTIE DE L'ECOLE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un parent d'élève d'origine asiatique, venu chercher son enfant, a été interpellé hier soir à la sortie des classes. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et de leurs matraques pour se dégager des parents d'élèves tentant de s'opposer à son arrestation. La veille, une femme sans papiers, avait été interpellée devant la même école, rue Rampal (Paris XIXè).&lt;strong&gt;&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne sais pas vous, ce que vous ressentez en imaginant la scène, mais moi cela me rend malade de rage et de honte, et d'inquiétude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edit du 22 mars au soir :&lt;/strong&gt; voici l'adresse du site de RESF pour information, et pourquoi pas signer la pétition :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.educationsansfrontieres.org/&quot;&gt;http://www.educationsansfrontieres.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi : Le Monde du 24 mars 20007, page 14&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;tit1&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'indignation de parents d'élèves après l'interpellation violente d'un Chinois sans-papiers à Paris&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Au Revoir Monsieur Grelaud, dernier Poilu parisien</title>
<link>http://www.fauvetta.net/archive/2007/03/05/au-revoir-monsieur-grelaud.html</link>
<author>noreply@fauvetta.net (Fauvette)</author>
<category>Emotions</category>
<pubDate>Tue, 06 Mar 2007 00:10:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Le 28 février 2006, il y a un an, &amp;nbsp;je vous parlais de Jean Grelaud, notre voisin, le dernier Poilu de Paris. &lt;a href=&quot;http://www.fauvetta.net/archive/2006/02/28/le-dernier-poilu-de-paris.html#comments&quot; title=&quot;Ici&quot;&gt;Ici.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et&amp;nbsp;hier soir, en rentrant vers 23 heures, &amp;nbsp;j'apprends en regardant les infos sur LCI qu'il est décédé depuis le 25 février 2007, la semaine dernière donc... Selon ses dernières volontés, sa mort n'a été annoncée qu'une semaine après...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce Monsieur Jean, quel caractère, même mort il voulait encore décider, ne pas embêter, être respecté. Un petit reportage vient d'être diffusé sur LCI, il avait accordé un entretien en novembre dernier. Il ne voulait plus que l'on lui parle de la guerre, cette boucherie disait-il...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous consultez ce site, vous trouverez la vidéo que je viens de voir :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Grelaud&quot;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Grelaud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un site sur les Poilus : &lt;a href=&quot;http://dersdesders.free.fr/france.html&quot;&gt;http://dersdesders.free.fr/france.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au revoir cher voisin, nous avons beaucoup aimé sentir votre présence, vous allez nous manquer !&lt;/p&gt; &lt;!--  Pre-expand include size: 10224 bytes Post-expand include size: 4066 bytes Template argument size: 1308 bytes Maximum: 2048000 bytes --&gt;&lt;!-- Saved in parser cache with key frwiki:pcache:idhash:476686-0!1!0!!fr!2 and timestamp 20070305220636 --&gt; &lt;div class=&quot;printfooter&quot;&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Guillaume en Zone libre</title>
<link>http://www.fauvetta.net/archive/2007/01/24/guillaume-en-zone-libre.html</link>
<author>noreply@fauvetta.net (Fauvette)</author>
<category>Emotions</category>
<pubDate>Sat, 27 Jan 2007 01:25:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Je vais aller voir le film de Christophe Malavoy &quot;Zone libre&quot;&amp;nbsp;adapté de la pièce de Jean-Claude Grumberg. Une famille juive est&amp;nbsp;reccueillie pendant la guerre par un couple de&amp;nbsp;fermiers charentais. De très bons acteurs (Jean-Paul Roussillon, Lionel Abelanski, Tsilla Chelton,&amp;nbsp;Mathilde Seigner...), une histoire racontée avec justesse, tout m'invite à programmer cette séance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, ma vraie raison est ailleurs. Guillaume&amp;nbsp;le fils de mon amie Citadelle a décroché un tout petit rôle. Petit rôle mais belle victoire pour lui. Guillaume est né avec quelques problèmes, notamment&amp;nbsp;une division palatine dit bec de lièvre, et autres gâteries...&amp;nbsp;Enfant il a subi d'innombrables opérations difficiles&amp;nbsp;; c'était un petit garçon joyeux, vif, intelligent et déjà plein d'humour.&amp;nbsp;Il a morflé à l'adolescence, le moment où personne ne vous pardonne votre différence, et où&amp;nbsp;au contraire moqueries, méchancetés, regards lourds&amp;nbsp;deviennent votre lot quotidien. D'enfant malicieux Guillaume est devenu taciturne, presque marginal, voire dépressif. Et pourtant&amp;nbsp;le connaissant&amp;nbsp;depuis longtemps, je peux vous dire qu'il est charmant, cultivé, attentionné, intéressant,&amp;nbsp;touchant même. Mais différent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après quelques années de&amp;nbsp;galères, Guillaume a découvert&amp;nbsp;les cours de théâtre.&amp;nbsp;Il a compris qu'il aimait être sur les planches. Qu'il aimait le regard que l'on portait sur l'acteur, qu'il éprouvait du bonheur à dire&amp;nbsp;les textes, lui l'amoureux des mots. Et surprise générale, Il a décidé que ce&amp;nbsp;physique pas facile&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;le faisait tant souffrir allait lui servir au lieu de le&amp;nbsp;desservir. Il a décidé de devenir acteur ! Pas pour jouer les jeunes premiers évidemment,&amp;nbsp;mais pour dépasser&amp;nbsp;son état,&amp;nbsp;attraper une étincelle dans les yeux&amp;nbsp;de l'autre, être accepté. Il a eu l'occasion de faire de la figuration dans des téléfilms qui&amp;nbsp;se tournaient dans sa région,&amp;nbsp;et cela lui a plu.&amp;nbsp;Et lui, le gars de la campagne, est monté à Paris il y a plus d'un an.&amp;nbsp;Guillaume&amp;nbsp;a démarché les agences de casting, fait des petits boulots, trouvé une chambre... Il lui en faut de la volonté je vous assure,&amp;nbsp;une allure&amp;nbsp;pas ordinaire,&amp;nbsp;pas de relations, pas de piston, pas de fric,&amp;nbsp;on ne peut pas dire que les portes des studios lui soient grandes ouvertes&amp;nbsp;! Il a rencontré une petite troupe de théâtre en banlieue qui l'a intégré... Son obstination commence à lui réussir : il&amp;nbsp;continue la figuration, tourne&amp;nbsp;dans des pubs, et Christophe Malavoy l'a engagé. Bon ce n'est pas l'Amérique, et sa vie n'est pas toujours facile, mais Guillaume a changé, il retrouve le sourire ! Enfin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a quelques mois, je l'ai rencontré par hasard dans le métro. En allant vers lui, j'avais le&amp;nbsp;coeur qui battait : ah c'était le grand Guillaume ! (Preque deux mètres il faut dire !). Il était assis, paisible, à l'aise.&amp;nbsp;Après les 4 bises d'usage, nous avons papoté, sans subir de&amp;nbsp;regards insistants des voisins, sans entendre de&amp;nbsp;réflexion déplaisante. J'ai compris&amp;nbsp;à l'expression de son visage qu'il avait trouvé : il avait franchi la ligne et se trouvait en&amp;nbsp;Zone Libre lui aussi ! Conscient du plaisir de l'anonymat parisien, mais aussi du revers de la médaille la solitude, mais sachant qu'il avait trouvé un sens à sa vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela valait le coup de venir non ? Même si de temps en temps la vie est dure, qu'il y a des coups de blues,&amp;nbsp;et qu'il faut toujours lutter. Mais Guillaume le sait, quand il éprouve une overdose de béton, un petit coin vert l'attend dans le Sud-Ouest là où il sera toujours accueilli et aimé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le site du film pour la bande annonce : &lt;a href=&quot;http://www.tfmdistribution.com/zonelibre/home_zonelibre.html&quot;&gt;http://www.tfmdistribution.com/zonelibre/home_zonelibre.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.fauvetta.net/images/medium_b3b0b7697a2832955ba971fba3f216f5.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.fauvetta.net/images/medium_b3b0b7697a2832955ba971fba3f216f5.jpg&quot; alt=&quot;medium_b3b0b7697a2832955ba971fba3f216f5.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Ton haut de pyjama</title>
<link>http://www.fauvetta.net/archive/2007/01/22/ton-haut-de-pyjama.html</link>
<author>noreply@fauvetta.net (Fauvette)</author>
<category>Emotions</category>
<pubDate>Mon, 22 Jan 2007 20:30:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Tôt ce lundi matin dans le métro,&amp;nbsp;assise,&amp;nbsp;je lis tout en observant&amp;nbsp;sur la banquette en&amp;nbsp;face&amp;nbsp;de moi, une jeune femme et ses deux enfants. Ils ont l'air épuisé tous les trois, la petite fille, 7-8 ans, farfouille dans son cartable, préoccupée, le petit garçon&amp;nbsp;5 ans environ&amp;nbsp;très agité,&amp;nbsp;sollicite&amp;nbsp;sa maman sans cesse.&amp;nbsp;Les petits ont avec eux chacun un petit sac à dos et leurs affaires d'école... La maman&amp;nbsp;parle doucement, essaie de calmer son petit&amp;nbsp;Pierre impatient, il parle, parle, et plus il parle, plus sa voix s'élève.&amp;nbsp;Noémie sa soeur se résigne, et lui laisse monopoliser sa mère.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous approchons d'une station, la maman les embrasse, se lève et dit : &quot;Demande ton haut de pyjama chez papa&quot;. Elle se dirige vers la sortie, et descend&amp;nbsp;; les enfants se raidissent, et le regard fixe&amp;nbsp;se tassent sur leur siège. Je les regarde, inquiète, me demandant&amp;nbsp;s'il vont&amp;nbsp;finir le trajet tout seuls ;&amp;nbsp;un homme se dirige vers eux, et s'asseoit à la place de la mère. C'est leur père qui est monté dans la rame, entrant&amp;nbsp;par une autre porte, évitant ainsi la&amp;nbsp;maman.&amp;nbsp;Bisous du père, retrouvailles tristes, la petite fille&amp;nbsp;boude un peu et cherche des yeux le dos de sa mère sur le quai ;&amp;nbsp;petit Pierre tout en mouvements,&amp;nbsp;n'arrive plus à baisser la voix ni à&amp;nbsp;ralentir son débit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lâchement j'ai&amp;nbsp;envie de changer de place, je me sens gênée par cet échange d'enfants au retour du week-end. Des parents qui n'arrivent pas encore à se regarder ni à se parler. Quand même c'est la première fois que je vis une expérience identique. Et même si en général les voyageurs&amp;nbsp;sont assez indifférents au sort des autres dans le métro, je vois bien que mes voisins sont eux aussi surpris et mal à l'aise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons malgré nous partagé un moment d'intimité familiale désagréable pour les parents et surtout pour&amp;nbsp;les minots. Je suppose que le couple se trouve à un stade de leur séparation où ils n'arrivent&amp;nbsp;pas à agir autrement, mais j'avoue que&amp;nbsp;je me sens&amp;nbsp;triste pour ces deux loupiots...&amp;nbsp;Le papa très gentiment prend Pierre sur ses genoux, passe son bras autour de Noémie. Il garde la tête baissée, leur parle à voix basse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chacun se plonge dans son livre ou dans ses rêves ; celui d'un monde où les enfants ne seraient pas tristounets comme mes deux petits voyageurs&amp;nbsp;de ce&amp;nbsp;lundi matin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Indiscrétions</title>
<link>http://www.fauvetta.net/archive/2006/12/04/indiscretions.html</link>
<author>noreply@fauvetta.net (Fauvette)</author>
<category>Emotions</category>
<pubDate>Tue, 05 Dec 2006 17:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Lorsque j'ai le temps, je vais déjeuner dans une petite brasserie un peu&amp;nbsp;éloignée du bureau... pour le calme, et éviter d'avoir à parler travail, ambiance... De l'air, il me faut de l'air !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La semaine dernière, Je&amp;nbsp;prolongeai tranquillement mon repas&amp;nbsp;en compagnie de mon bouquin (Une Femme à Berlin sur les bons conseils de &lt;a href=&quot;http://blogskaia.net/&quot; title=&quot;Tita&quot;&gt;Tita,&lt;/a&gt;, j'aimerais vous en parler bientôt), quand&amp;nbsp;deux donzelles s'installèrent&amp;nbsp;derrière moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au bout de quelques minutes, proximité aidant, je n'ai pu qu'entendre&amp;nbsp;leur discussion enflammée et perfide&amp;nbsp;sur une de leur collègue :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Pfff, il y a un an, elle avait paniqué, alors elle&amp;nbsp;avait pris la pilule du lendemain, elle n'arrêtait pas de m'en parler tellement elle avait peur... Et puis là, maintenant elle est enceinte... Et tu sais ce qu'elle m'a dit ? Ce bébé je le garde,&amp;nbsp;c'est mon caprice... Bon elle a déjà deux garçons et voudrait une petite fille, rien que pour elle, parce que Maxime, lui, euh il ne veut&amp;nbsp;plus d'enfant, et puis il a déjà une fille avec son ex.&amp;nbsp;Et tu sais quoi ? depuis ce matin, elle pleure&amp;nbsp;au bureau parce qu'hier, à l'échographie on lui a dit que&amp;nbsp;c'est un Troisième garçon !!! Et puis, maintenant c'est trop tard, elle n'en veut plus, mais elle va être Obligée de le garder...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'autre ponctua charitablement : oh la, la, la folle, la folle... avec son mec qui est un vrai abruti, quelle idée... Tu&amp;nbsp;l'as déjà vu&amp;nbsp;toi hein ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tant&amp;nbsp;de méchanceté... Envie de leur dire&amp;nbsp;de se taire, et de leur balancer la carafe d'eau sur la tête,&amp;nbsp;mais à quoi bon, et puis c'était l'heure de retourner travailler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et en partant, oh je m'aperçois que ce sont deux collègues... Je m'esquive en douce, elles,&amp;nbsp;se délectant&amp;nbsp;des&amp;nbsp;déboires &quot;de cette pauvre&amp;nbsp;Diane&quot;, ne m'ont pas vue ou reconnue, trop préoccupées par leur déballage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis, j'ai compris qui était la future maman, et&amp;nbsp;lorsque je la croise dans les couloirs&amp;nbsp;franchement je me sens très&amp;nbsp;mal à l'aise, et je la plains. Et surtout j'ai envie de lui dire de ne plus raconter sa vie au bureau. Il faut vraiment qu'elle soit malheureuse pour se livrer ainsi...&amp;nbsp;Si elle savait...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pauvre gamin, j'espère qu'il sera costaud&amp;nbsp;pour résister&amp;nbsp;au mauvais accueil qui va lui être réservé. Courage petit !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suppose&amp;nbsp;qu'après la naissance,&amp;nbsp;ces deux sorcières défileront&amp;nbsp;dans les&amp;nbsp;bureaux&amp;nbsp;pour la&amp;nbsp;collecte&amp;nbsp;destinée à&amp;nbsp;&quot;notre collègue et son petit bébé&quot;, en souriant hypocritement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a des jours où certaines femmes me font gerber.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Décembre</title>
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<author>noreply@fauvetta.net (Fauvette)</author>
<category>Emotions</category>
<pubDate>Sat, 02 Dec 2006 15:25:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Je voudrais vous parler des pièces de théâtre et des films&amp;nbsp;que je vais voir, des livres que je lis, des blogueuses que je rencontre,&amp;nbsp;écrire mes petites histoires de maintenant et d'avant,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais je ne peux pas. J'en suis incapable en ce moment. Je suis trop bouleversée et révoltée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Iris, mon amie&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.fauvetta.net/archive/2006/06/25/&quot; title=&quot;Iris&quot;&gt;Iris&lt;/a&gt; va mourir, et&amp;nbsp;cette idée me révulse. Elle se bat depuis presque quatre ans contre la maladie, et la voila depuis une semaine dans un centre de soins palliatifs. Impossible de trouver les mots du chagrin, et&amp;nbsp;de la douleur de la perdre très prochainement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a si peu de temps en novembre,&amp;nbsp;nous sommes allées au cinéma ensemble, avons bu un thé, papoté... Et sournoise,&amp;nbsp;la maladie a brutalement empiré. Une hospitalisation a été nécessaire, et là, nous avons tous su, compris, que l'échéance était arrivée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais remonter le temps, dire stop, crier que ce n'est pas vrai, qu'elle est trop jeune, que sa douce&amp;nbsp;fille est déjà orpheline de père... Que ce n'est pas juste... Je sais bien que chaque seconde qui s'écoule est cruelle...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais trouver encore la force d'avoir le courage d'aller la voir, de lui tenir la main, de la regarder souffrir sans pouvoir vraiment l'aider, accepter son regard lucide. Et repartir en me disant que c'était peut-être la dernière fois, la dernière rencontre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais qu'elle puisse partir tout doucement, que la douleur cesse, qu'elle trouve la paix. Je voudrais lui dire encore combien son amitié a été précieuse.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.fauvetta.net/images/medium_DSCF0852.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.fauvetta.net/images/medium_DSCF0852.JPG&quot; alt=&quot;medium_DSCF0852.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 DECEMBRE 2006&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Iris est décédée ce matin, apaisée et très entourée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci pour vos affectueuses pensées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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