23.07.2010
Tamara Drewe, film de Stephen Frears
Nous attendions avec impatience la sortie de ce film. J'avais bien sûr lu avec grand plaisir la bande dessinée de Posy Simmonds prêtée par ma fille Corbelle.
Et nous n'avons pas du tout été déçus ! Bien au frais dans notre MK2 Bibliothèque, sourire aux lèvres, nous nous sommes bien amusés !
Tamara Drewe vilain petit canard au nez fort, revient de Londres dans le petit village où a vécu sa mère décédée. Le village en question abrite une résidence d'écrivains tout ce qu'il y a de plus intellos coincés. Et voilà que la bombe sexuelle qu'est devenue Tamara va créer une bonne pagaille parmi les mâles dominants ou pas. Ajoutez une rock star capricieuse, une épouse trompée, des ados qui se morfondent, un ancien amoureux, des vaches qui s'énervent, un chien fugueur, une vraie histoire de bande dessinée loufoque !
Mais tout s'enchaîne à un bon rythme, de paisible et paradisiaque, la résidence d'écrivains devient bientôt très agitée. Et chacun poursuivra un but plus ou moins avouable.
Jusqu'au dénouement final qui ne manque pas de sel !
Allez-y, c'est un bon film de détente, à voir en V.O. de préférence !
19:02 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
30.03.2010
Soul Kitchen de Fatih Akin
Comme son titre ne le dit pas, c'est un film allemand. Eh oui.
Et un très bon film, une comédie décapante, délirante, euphorisante, vivante... que je suis allée voir avec grand plaisir.
Soul Kitchen est le restaurant genre boui-boui que Zinos jeune allemand, grec d'origine a ouvert à Hambourg. Elle est folko la vie de Zinos : son amoureuse la riche et bourgeoise Nadine part travailler à Shanghai, son frère Illias veut qu'il l'embauche pour échapper à la prison à plein-temps, son hernie discale lui pourrit la vie, et un ancien copain devenu promoteur immobilier-escroc convoite son resto. Et j'en passe !
Et d'aventure en aventure, on s'amuse bien, on rigole très fort (enfin moi je fais comme ça) ; et puis, j'en ai profité pour tendre l'oreille, j'ai même compris une ou deux petites phrases d'allemand !
Tiens regardez donc la vidéo, vous allez vous aussi vous régaler :
http://www.telerama.fr/cinema/films/soul-kitchen,395780,b...
13:50 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
11.02.2009
Pour un instant la liberté d'Arash T. Riahi
S'inspirant de sa propre histoire, Arash T. Riahi, réalisateur aujourd'hui autrichien, nous raconte la terrible fuite d'Iraniens vers l'Europe via la Turquie.
Deux jeunes hommes sont chargés d'accompagner deux enfants jusqu'à Vienne où leurs parents sont déjà installés. Un couple et leur petit garçon ont eux aussi décidé de partir. Nous suivons leur périple, le voyage en car, à pied, à cheval. La montagne, la neige, le froid, la faim, mais toujours le courage, la volonté de trouver un monde meilleur et surtout, un monde libre ! Nous découvrons avec eux la vie de réfugié en Turquie, les démarches pour obtenir un visa. Et bien sûr la vie des clandestins, l'apprentissage d'une autre vie, l'espoir, mais aussi le désespoir...
C'est bouleversant, drôle parfois heureusement, tendre, mais aussi cruel, dur...
Evidemment ce film n'est distribué que dans deux ou trois salles à Paris, alors je n'ose pas trop imaginer la distribution au niveau national... Et c'est vraiment dommage, ce film, rude certes, mérite d'être vu !
Et vous savez quoi ? A la fin de la projection, nous nous sommes aperçus que la petite fille qui était derrière nous avec sa grand-mère était une des héroïnes du film !



Regardez vite la bande annonce du film, et vous aurez envie de le voir ce film, oui certainement :
14:16 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
02.02.2009
Louise-Michel m'a bien fait rire !
Ce film complètement allumé de Délépine et Kerven avec Yolande Moreau et Bouli Lanners m'a fait du bien ! Et je n'étais pas la seule dans la salle à m'éclater !
Et quand je lis cette critique un peu "coincée" dans L'Hebdo, journal suisse, je suis encore plus hilare, deux fois plus hilare, au moins :
"LOUISE-MICHEL"
Groland sur Sundance
L'effet Obama est sans limite : Louise-Michel, apologie surréaliste de l'éradication du capitalisme, a reçu une mention spéciale au festival de Sundance. L'oeuvre de Délépine et Kerven laisse les chroniqueurs admiratifs et perplexes : "Mue par l'humour rebelle, l'inventivité cartoonesque et une bande son indé", cette "vengeance donquichottesque" laisse "un goût amer dans la bouche". Bref : "Réservé à ceux qui aiment les films français franchement bizarres." AD"
Ben, on se calme L'Hebdo, cela fait du bien de temps en temps de rigoler et de se défouler ! Et ne soyez pas ridicules avec votre "Effet Obama" il n'y est pour rien !
Et voici la bande-annonce, n'hésitez pas, usez et abusez !
http://www.dailymotion.com/video/x7ewm4_louisemichel-band...
20:13 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
19.12.2008
Des films que j'aime

La Vie moderne de Raymond Depardon a obtenu le Prix Louis-Delluc, et j'en suis enchantée ! Ce documentaire sobre, voire austère nous entraîne en Lozère, Haute-Loire, Haute-Saône et en Ariège où nous découvrons la vie rude des derniers paysans. Des jeunes qui n'ont pas encore perdu tout espoir, des vieux qui luttent. C'est beau, intelligent, humain et profondément bouleversant. J'espère que ce prix va relancer la distribution car franchement il faut les chercher les salles qui nous le proposent ! Voici la bande annonce : http://www.premiere.fr/Bandes-annonces/Video/La-vie-moderne
J'ai aussi beaucoup aimé The Visitor de Thomas McCarthy, qui se passe à New York. Un prof d'université désabusé et englué dans sa routine et ses principes s'aperçoit que son pied-à-terre new-yorkais est squatté par un jeune couple d'étrangers : Tarek le musicien syrien, Zinab sa compagne sénégalaise sont les victimes d'un escroc. L'amitié entre ces deux hommes si différents, la musique, l'immigration clandestine aux Etats-Unis et même l'amour, Thomas McCarthy nous en parle avec finesse, et nous émeut. 

Et dernièrement j'ai apprécié Mascarades le film de Lyes Salem. Dans un petit village des Aurès en Algérie, Mounir lassé des moqueries envers sa soeur malade Rym qui s'endort tout le temps, annonce un soir d'ivresse qu'un riche étranger l'a demandée en mariage. La rumeur court, et voilà que toute la famille de Mounir est l'objet de l'attention des villageois, et surtout des convoitises. C'est une farce vivante, joyeuse, rude aussi. Oui une jolie farce bien menée, et qui se termine bien !

18:11 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
05.01.2008
La Graine et le mulet de Kechiche
Je suis sortie exténuée, tendue et bouleversée par ce film. Et pourtant il s'agit d'une histoire toute simple : licencié après trente-cinq ans de travail sur les chantiers navals de Sète, Slimane ouvrier immigré décide d'ouvrir un restaurant de couscous au poisson sur un vieux bateau qu'il vient d'acheter.
Et c'est là tout le talent de Kechiche qui nous associe à cette aventure. Mais comment résister, comment ne pas être touchée par Slimane dont le silence nous parle tant ? Et comment ne pas aimer Rym la fille de sa compagne et sourire de son bagout, sa vitalité et de sa réelle gentillesse ? Tout de suite je me suis attachée à ces deux-là, et j'ai eu moi aussi envie d'y croire, envie que cela marche !
Comme dans un reportage, nous découvrons ce fameux couscous lors d'un repas organisé par son ex-épouse qui réunit tous les enfants et petits-enfants le dimanche. Kechiche n'hésite pas, il nous montre la famille, mais ne nous raconte pas de salades ! La fille grande gueule, le fils menteur, la mère complice des frasques du fils, l'hypocrisie, la veulerie... Une famille d'immigrés certes, mais pas des saints, une famille quoi !
Après ce repas joyeux, les deux fils de Slimane lui apportent une part du couscous dans sa chambre de l'hôtel meublé propriété de sa compagne. Le silence succède aux rires, au bruit, Slimane mange doucement, écoute son fils lui conseiller de se retirer au bled. Rym vient partager le plat... Je me suis sentie envahie par l'émotion de cette scène, quelle intensité, quelle beauté, quelle puissance ! Et la tirade de Rym après le départ des fils ! (Bravo à Hafsia Hensi, merveilleuse actrice).
Les démarches auprès de la banque, de la mairie, des administrations, les réactions des vieux copains, de la famille, de la compagne, le soutien indéfectible et tonique de Rym, j'ai tout suivi le coeur de plus en plus serré. Kechiche ne fait pas de cadeaux non plus à ces braves Français condescendants et réticents, je vous le dis !
Pour obtenir l'autorisation d'ouvrir son restaurant, Slimane décide d'organiser une soirée en invitant les huiles et les décideurs de la ville, mais là je ne vous raconte plus l'histoire, il y a de grands moments, des irritations, des rires, du suspense, de l'angoisse... Le film est un peu trop long, et c'est vrai, j'avais envie que cela se termine, j'étais agitée, étourdie et essoufflée, je m'opposais à la vision de Kechiche, je lui en voulais, je voulais une autre fin. Mais bon, c'est son film, hein.
Il y aurait tellement à dire sur l'énergie des femmes, il y aurait tellement à dire sur la famille, les familles, sur nous, ce film restera longtemps en moi, merci Monsieur Kechiche. Mais s'il vous plaît, si vous pouviez être un peu plus optimiste...
(Voici le lien pour la bande annonce :
http://www.dailymotion.com/video/x3od0w_la-graine-et-le-m...
17:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
17.08.2007
Le Fils de l'Epicier d'Eric Guirado
Chaque été, pluvieux ou pas, nous apporte de bonnes surprises au cinéma. L'année dernière j'avais beaucoup aimé La Raison du plus faible de Lucas Belvaux. Ce mois-ci, mon chouchou est Le Fils de l'Epicier que nous venons de voir.
Antoine jeune homme déboussolé a quitté sa famille, et surtout un père tyrannique, il y a une dizaine d'années. Il vivote en ville, entouré de son ami Hassan l'épicier arabe, et d'une voisine-amie Claire. Son père étant hospitalisé pour des problèmes cardiaques, il décide de descendre dans le Sud aider sa mère, accompagné de Claire qui, à 26 ans a repris des études par correspondance et prépare le bac. Antoine retrouve les problèmes qu'il a fuits, sa rivalité avec son frère, la violence glaçante de son père, sa mère (quel plaisir de retrouver la merveilleuse Jeanne Goupil) qui voudrait faire plaisir à tout le monde... Et bien sûr il prétend détester la campagne, il rudoie les clients, est mal à l'aise... Il est maladroitement amoureux de Claire, mais elle veut reconstruire sa vie sans dépendre de lui.
Le naturel et le talent de tous les acteurs m'ont conquise : Nicolas Cazalé joue Antoine, Clotilde Hesme construit une Claire naturelle, rieuse, volontaire... Daniel Duval en père mécontent et frustré de sa vie ne nous déçoit pas, encore un excellent acteur que l'on ne voit pas assez souvent...
Nous suivons Antoine dans ses tournées d'épicier, et franchement nous ne nous ennuyons pas ! D'abord c'est très joli la Drôme, puis les clients, tous des personnes âgées isolées, homme ou femme, vieux couples, sont des personnages originaux, un peu filous parfois, attachants souvent, et cocasses. Je suppose qu'Eric Guirardo a recruté des habitants des hameaux traversés par le camion d'Antoine pour jouer.
Antoine va peu à peu s'humaniser, et surtout se réconcilier avec lui-même, s'adoucir. En servant ses clients lors de ses périples en camion, il va découvrir les autres, leur solitude, leur dépendance, et c'est en les aidant qu'il va finir par se découvrir, grandir et s'ouvrir. Car il n'avait pas fini de grandir Antoine, englué dans ses problèmes familiaux et sa rancoeur.
J'ai été vraiment très touchée et émue par ce film. Bien sûr ce n'est pas une superproduction hollywoodienne, mais franchement je trouve que sa distribution restreinte est une fois de plus injuste... Sortir le 15 août dans peu de salles, est-ce vraiment donner sa chance à un film aussi sympa. Evidemment, vous allez me dire, oh ces histoires de citadins qui reprennent vie en redécouvrant la nature, les petits oiseaux, et gnagnaga... Mais non, mais non ce n'est pas ça, c'est un bon film, bien écrit, bien joué, pourquoi lui donner une distribution presque confidentielle ? Et puis on pourrait envisager une histoire d'un rural qui trouverait son bonheur en ville. C'est un film sur la réconciliation, l'amour...
Voici une bande-annonce du film : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18738770&a...
Et moi qui ai passé de longs moments de mon enfance à aider ma Tante Margot dans son épicerie, je vous assure que j'étais aux anges, je jubilais ! Oui c'est promis bientôt je vous parle de Tata et de son épicerie ! En attendant, si vous en avez envie, allez donc voir ce film !
01:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
11.07.2007
Persepolis de Marjane Strapi
Les BD de Marjane Satrapi (4 volumes depuis 2000) jeune femme iranienne exilée à Paris, m'avaient vraiment enchantée. J'attendais la sortie du film avec crainte et impatience, c'est vrai les adaptations sont souvent très décevantes, niaiseuses, et même ringardes... J'ai été rassurée lors du Festival de Cannes où le Prix du Jury a été attribué au film Persépolis réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud. Et j'attendais, j'attendais... Et je n'ai pas été déçue au contraire, ce film m'a enthousiamée mais aussi bouleversée.
J'ai suivi avec bonheur le récit de la vie de Marjane Satrapi enfant d'une dizaine d'années à Téhéran avant et après la révolution de 1979. Marjane adolescente à Vienne où ses parents l'ont exilée pour la protéger. Marjane, jeune femme et étudiante des Beaux-Arts de retour à Téhéran. J'ai ri aux facéties de la petite fille frondeuse, tremblé pour elle et sa famille, ai été peinée par l'accueil glacé et hostile que lui a réservé le monde occidental en Autriche... Mais j'ai aussi ressenti une grande tendresse pour sa délicieuse grand-mère, accompagné et soutenu la rage de ses parents, confrontés aux cinquante mille interdictions du régime iranien... Bien sûr, et Marjane Satrapi le revendique, son récit est subjectif, et ne prétend pas être "l'histoire" de l'Iran des 30 dernières années...
Dans une interview Marjane Satrapi explique que les acteurs (formidables Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Danielle Darrieux, Simon Abkarian...) ont joué les textes avant la réalisation effective des dessins et de l'animation. Je ne sais pas si cela a contribué à donner ce ton dynamique, ce rythme au film, mais c'est une vraie réussite technique. Une réussite tout court !
Le désir de vivre, la douleur de l'exil, la quête identitaire... ces thèmes universels sont présents mais ce film est résolument vivant, oui vivant. Merci Marjane Satrapi, merci Vincent Paronnaud. Comme beaucoup de spectacteurs dans la salle, j'ai applaudi lors à la fin du film.
00:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
29.06.2007
Pour les 35 ans du Festival rochelais
Jusqu'au 9 juillet j'aimerais beaucoup, beaucoup, être à La Rochelle pour le 35ème Festival international du Film !
http://www.festival-larochelle.org/html/document.asp?type...
Et puis, j'en profiterais pour aller voir ma petite soeur qui y habite, et puis, j'irais à la plage ou dans l'Ile de Ré, et puis...
Mais non, ce n'est pas possible ! On verra pour les 36 ans !
16:17 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
13.05.2007
Irina Palm
J'ai entraîné Corbillo au cinéma voir le beau film de Sam Garbarski "Irina Palm" où nous avons retrouvé avec plaisir la grande Marianne Faithfull, et surprise, Kevin Bishop, (celui-là même qui jouait le frère de Kelly dans L'Auberge espagnole, et Les Poupées russes). Evidemment l'histoire de cette veuve désargentée qui, pour sauver la vie de son petit fils adoré atteint d'une maladie orpheline, devient une travailleuse du sexe, pourrait être grotesque et vulgaire. Mais non pas du tout. Marianne Faithfull porte le film avec rigueur et subtilité, humanité. De sa banlieue morose au cabaret du Soho londonien, nous la voyons évoluer et se transormer en une femme qui décide d'échapper à son destin, et qui de la soumission passe à l'action en préservant sa dignité, et inspire le respect.
Jusqu'où peut-on aller pour sauver la vie de ceux que nous aimons ? Comment ne pas se perdre dans le monde de l'argent, du sexe, mais aussi dans le monde ordinaire, celui de tous les jours, régi par l'esprit étroit, satisfait de certains ? Comment aimer les siens et comment communiquer son amour sans s'imposer ?
J'ai beaucoup aimé Irina Palm, film à la fois émouvant, mais aussi drôle et original.
Le site Internet du film : http://www.irinapalm-themovie.com/home.htm
22:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note








