12.07.2008
Tags parisiens
J'aime bien ces photos prises par Corbillo Passage des Patriarches dans le quartier Mouffetard.
Nous voilà à la veille du départ vers la Turquie, destination la côte de la Mer Egée. Repos, balades, baignades sont au programme...
Je souhaite de bonnes vacances à ceux qui ont la chance de partir, un bon courage à ceux qui restent en espérant qu'ils pourront le faire plus tard. Je pense que je pourrai faire des petites haltes dans des cyber-cafés. A bientôt.


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09.07.2008
Un cadeau dans ma tête
En rentrant d'un dîner de filles, après minuit un vendredi soir, je n'allumai que la lumière de la hotte de la cuisine. Pour ne pas réveiller Corbillo, charrette depuis plusieurs jours et pour le week-end à venir. Le dîner de filles avait été chaleureux, bavard, amical, et drôle. Je me servis un verre d'eau fraîche, hésitai à me faire un thé vert ou pas... Et puis oui, une boisson chaude, oui, un thé rouge, un roïbos, j'aime son goût de dragée. Fatiguée, mais impossible d'aller me coucher tout de suite, il me faut toujours un petit temps à moi le soir, je bouquine, j'écoute les infos...
Dans la pénombre, je vis un paquet sur la petite table, petit coup au coeur, oh, un cadeau ? Ah ce Corbillo, il a eu l'idée de m'acheter un cadeau ? Non ? Comme ça, sans raison ? C'est plus qu'adorable... Et pourtant avec le temps qu'il n'a pas, et la semaine qu'il vient de se tartiner... Et cerise sur le gâteau pour finir, son casque de scoot piqué presque sous se yeux... Le temps perdu ensuite pour trouver un marchand... Ah vous êtes mon deuxième client aujourd'hui, avait dit la vendeuse machouilleuse de chewing-gum. Et ploc, ses lunettes cassées lors des essayages. Non le vol ne serait pas remboursé, fallait cocher la bonne case, ou souscrire la bonne option, bonne nouvelle. Deuxième casque volé quand même... Quant aux lunettes, ah le titane monsieur, quand ça casse, ça casse, cela ne se répare pas. Ah bon. Quelle belle cerise !
Je m'approchai de la table toute contente, et m'aperçus que le cadeau en question était en fait mon tee-shirt de nuit gentiment plié et présenté ! Ah cela m'a bien fait rire, mais en fait, j'étais un peu déçue, l'idée du cadeau avait très vite fait son chemin dans ma tête !
- Ah toi, je te vois venir toi avec tes grosses charentaises me dit Corbillo le lendemain lorsque je lui relatai l'Affaire du cadeau !
Mais, cadeaux il y eut quand même ! La semaine dernière j'ai offert à Corbillo pour son anniversaire, deux chemises d'été (c'est bien d'être né après le début des soldes, un effort supplémentaire et c'était pile la deuxième démarque !), la série des bandes dessinées, Aya de Yopougon de Marguerite Aboué, et... une valise cabine pour l'inciter à partir plus souvent ! D'ailleurs, il va pouvoir s'en servir très rapidement, nous allons partir, en Turquie. Nous aussi.
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28.06.2008
Un Africain à Londres
Quelle soirée, quelle belle soirée ! En direct d'Hyde Park à Londres, nous avons vibré lors du concert célébrant les 90 ans de Nelson Mandela. En sa présence, oui il est venu d'Afrique du Sud ! Il s'agissait aussi de récolter des fonds pour financer la lutte contre le Sida et aider les enfants africains.
Hélas, non, nous n'étions pas à Londres, mais devant France Ô la chaîne de France Télévisions qui diffusait le concert en direct. Merci France Ô, dommage que France 2 ou France 3 n'ait pas eu l'idée d'en faire autant... Je pense cependant que le concert est accessible sur Internet...
Les photos qui suivent ont été prises depuis notre nouvelle télé par Corbillo !
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12.06.2008
Au Kiosque
- Ah non monsieur, aujourd'hui pas de journaux, c'est la grève de la distribution, la NMMP qui...
- Cela ne fait rien, moi je veux juste l'Equipe d'aujourd'hui...
- ...
- Vous en avez déjà plus ?
- En fait c'est la grève qui...
- Bon je repasserai.
- Grand sourire du kiosquier même pas agacé.
Et moi je rigole feignant de regarder les panneaux des nouvelles parutions, la plupart sont des journaux pornos bien hard, vendus avec un dvd au titre prometteur, je me demande si cela se vend bien, il faudra que j'interroge le kiosquier. Et que je le félicite pour sa patience...
En attendant je file déjeuner, demain les affaires reprennent !
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03.06.2008
Sandwich et peinturlure
Depuis plus de trois mois, ils s'activent du lundi au dimanche. Mes voisins du dessus, et aussi ceux du dessous. Ils refont leur appartement. Tout, tout, tout. On casse par ici, on aménage par là... Enfin j'imagine, à l'oreille... Quand l'un a terminé de poncer, l'autre s'accroche à sa perceuse, puis on tape, et puis ça recommence, en haut, en bas, un festival, un vrai. C'est le défilé des ouvriers qui se trompent d'étage, mais oui, mais oui, venez donc chez moi, il y a de quoi faire aussi !
Cette sensation d'être pris en sandwich, est désagréable, on ne sait jamais quand le bruit va s'arrêter, et surtout, quand cela va recommencer. Et pour combien de temps encore ? Mystère, mystère. Mais bon c'est normal, il faut bien que les gens s'installent.
En revanche, la passion de notre voisin du dessous pour la peinture finit par m'exaspérer. Tous les week-end, il peint ses toilettes. Shloup, shloup, j'ai l'impression d'entendre le glissement des pinceaux... Depuis plus de trois mois. Je le sais parce que cela sent la peinturlure dans mes WC, et que cela me casse les pieds, si je puis dire... C'est un lieu où j'aime bien lire le journal, tranquille, le samedi et le dimanche. C'est un bon endroit pour bouquiner et j'ai mes habitudes. En ce moment c'est tout simplement impossible ! Il faudrait que je le fasse en apnée, eh oui. L'odeur très forte de peinture, berk... D'ailleurs de façon générale, j'évite ces odeurs-là, elles me déclenchent des migraines et des nausées du genre costaud. Alors là, je suis gâtée, gâtée. Comme il (ou elle ?) inflige le même traitement à sa salle de bain, j'envisage de prendre ma douche vers six heures du matin pour ne pas être dérangée par l'odeur, ou d'attendre le lundi ?... Et surtout je ne fais plus sécher de linge dans ma salle de bain en fin de semaine, et j'entrepose mes serviettes ailleurs. Parce que le doux plaisir d'une éponge parfumée à la peinturlure merci bien. Voilà, je souffre silencieusement, enfin plus ou moins, je ronchonne, je soupire... Je me mets à renifler, allongée sur mon canapé, "mmm, on dirait que cela sent jusque-là, non ? rhaaa". Cela me titille les narines, et je commence à en avoir un peu marre. Dimanche n'en pouvant plus, j'ai profité de quelques courses à Mouffetard pour aller boire un verre et utiliser les toilettes du café, mais non, je n'ai pas osé sortir mon journal de mon sac, non je vous assure.
L'autre samedi, nous sommes allés Corbillo et moi dîner chez une amie qui vient de s'installer dans son nouvel appart qu'elle a fait refaire. Et fort joliment d'ailleurs. Chic, simple et accueillant. En rentrant, nous avons regardé le nôtre d'appart d'un air bof-bof-bof. Faudrait quand même qu'on se mette à faire faire des travaux murmura Corbillo, ah mais c'est vrai tu ne supportes pas l'odeur de la peinture toi.
Oui, mais l'autre accro du pinceau ne le sait pas lui, c'est vraiment dommage.
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28.05.2008
Le petit Thomas dans le métro
Mais il n'est pas à moi, ai-je répondu interloquée à la punaise qui m'ordonnait de "tenir mon gosse tranquille". J'étais assise dans le métro, ligne 1 en direction de Vincennes, lundi vers 18 h 30. Un petit garçon agité d'environ cinq ans se cognait dans les jambes des voyageurs, et avait fini par venir se coller à moi, posant sa tête sur mes genoux. Je cherchais des yeux sa maman ou son papa, mais ne voyais que des dos, des postérieurs, des visages sévères. Mon voisin, un vieux maghrébin aux yeux plissés m'indiqua une personne debout vers les portes, C'est sa maman, je crois. J'essayai de la prévenir mais elle me tournait le dos. Bizarre quand même...
Thomas veut faire dodo dit le petit en s'allongeant de plus en plus sur moi. Je lui caressai ses petits cheveux courts, il avait chaud dans la nuque. Tout d'un coup, comme un ressort il se releva et réclama Un bisou, Un bisou... Je l'embrassai, il m'attrapa les mains, et joua avec mes doigts essayant de soulever mes ongles. Je lui demandai d'arrêter car cela faisait mal. Thomas grogna, gesticula, mais resta près de moi. Impossible de parler avec lui, il ne m'écoutait pas.
La rame s'arrêta à la station Palais-Royal et se délesta de nombreux voyageurs. Je retins le petit, tenté d'aller sur le quai, et m'aperçus que la maman avait réussi à venir s'asseoir en face de nous, sans un regard pour son gamin. J'indiquai à Thomas celle que je supposais être sa maman, et qui l'était. En souriant, il alla s'installer près d'elle, elle ne manifesta aucun intérêt pour lui. Frustré il voulut se mettre debout sur les sièges, mais je lui fis signe que non, c'était trop dangereux. Aucune réaction de sa maman.
Mon voisin soupira, c'est malheureux quand même une femme dans cet état. - Quel état ? Elle n'avait pas l'air enceinte, plutôt fatigué, très fatigué, un peu étrange quand même. Et puis, tout d'un coup je compris : les yeux injectés de sang, le regard vague, elle avait bu, beaucoup trop bu. Elle toussa, et je sentis l'odeur forte de l'alcool... Je lui demandai où elle habitait, mais elle souriait sans répondre... Thomas la sollicitai, maman, maman, un bisou, un bisou. Mais elle ne l'entendait pas, ne se penchait pas vers lui, il redescendit de son siège pour sauter, et se défouler.
Mon voisin et moi avions le coeur serré, j'ai vu le vieux monsieur les larmes aux yeux, et moi-même j'étais bien chamboulée. Je regardai Thomas, il était habillé simplement mais très propre, pas délaissé. J'avais un rendez-vous à Bastille et ne pouvais pas l'annuler, et pourtant j'avais bien envie de les raccompagner chez eux. Ce petit était capable de suivre n'importe qui, et sa mère ne s'en rendrait même pas compte... Je demandai au vieux monsieur s'il pouvait le faire, mais il était sur le point de descendre...
J'ai fait deux gros bisous à Thomas avant de descendre à La Bastille, je n'étais pas fière de moi je vous assure. Les grands yeux noirs de Thomas ne m'ont pas vraiment quittée depuis...
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26.05.2008
Vacances océanes, la suite.
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21.05.2008
Des vacances océanes
Il faisait nuit lors de notre arrivée à Dakar. En sortant de l'aéroport, nous avons tout de suite senti la présence bienfaisante de l'océan atlantique tout proche ! Et Corbillo qui venait de recevoir une grosse valise sur le pied avait bien besoin du réconfort de l'air marin ! Notre chauffeur a dû nous prendre pour des amateurs de sensations fortes, et, musique à fond, il a foncé à toute berzingue pendant quatre-vingts kilomètres, et ceux qui connaissent les difficiles conditions de circulation près de Dakar me comprendront. Nous avons quand même eu le temps de découvrir les quartiers surpeuplés de la périphérie, les marchands qui vendent leurs fruits et légumes éclairés par des lampes à gaz, les transports publics surchargés, les piétons partout, partout, surgissant dans la nuit... Deux heures plus tard, nous avons atteint notre hôtel, soulagés. Accueil très sympathique, un repas allait nous être servi, mais non, mais non ce n'est pas la peine dis-je, mais si, mais si on vous l'apporte dans votre chambre... Corbillo ne tenant pas sur son pied souffrait silencieusement, et rhaaa il avait oublié son sac à dos dans le taxi ! Ne vous inquiétez pas je m'en occupe nous affirma le réceptionniste, nous l'avons trouvé bien optimiste. Nous étions en train de grignoter notre repas et de nous installer lorsqu'il est venu nous rapporter le sac et tout son contenu ! Ouf et un très, très grand merci.
Nous avons consacré les deux jours suivants à des activités reposantes, dormir, manger, se baigner, lire, profiter du soleil, de l'air, marcher un peu, papoter. L'hôtel était complet, beaucoup de francophones, mais aussi des Dakarois, Africains ou expatriés venus en famille se mettre au vert et profiter d'un long week-end, le Lundi de Pentecôte étant férié au Sénégal. Nous nous sommes laissés vivre nous aussi...
Une fois requinqués, nous avons décidé d'aller nous balader, et comme nous étions hors du cadre d'un voyage organisé, nous avons trouvé un guide, Marco, et son copain chauffeur. En route pour Fadiouth, l'Ile aux Coquillages en pays Sérère.
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10.05.2008
Vers le Sud
Quelques jours de repos, grand air et mer du sud... A bientôt.
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06.05.2008
Linette a retrouvé le sourire
Vous vous souvenez peut-être de "Linette qui ne sait pas lire," je vous en ai parlé ici. Linette venait de perdre son emploi, ouvrière depuis ses 16 ans, elle a été licenciée pour raison économique à 47 ans. Et s'est trouvé confrontée à la recherche d'emploi, avec pour bagage sa seule expérience, et paralysée par un gros handicap : ne pas savoir lire et écrire... Et surtout une grande peur de "dévisser", de devenir plus que pauvre... Pendant plusieurs mois, elle a accepté tous les boulots les plus durs, précaires, les horaires les plus irréguliers...
Et coup de chance, une petite usine d'électronique s'est installée dans une petite ville à trente kilomètres de chez elle. Elle a eu le culot de se présenter, de faire des essais. Et elle a eu un petit contrat. Les contrats se succèdent, plus ou moins longs. Mais elle est arrivée à travailler huit mois dans l'année. L'entreprise l'apprécie, mais se contente de promesses d'engagement définitif. Des promesses bien sûr.
Mais ce qui compte c'est que Linette a retrouvé le sourire, et le moral. Même si elle n'est pas dupe, elle sait bien que l'entreprise pourrait lui proposer un CDI, là tout de suite. Mais là c'est une autre histoire. Une autre étape, peut-être.
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