14.03.2010

J'avais la peau dure

J'avais la peau dure, à 20 ans.

Après le bac, j'étais devenue étudiante, et loin de ma ville natale ma vie avait vraiment basculé. Je savais que rien ne serait plus comme avant. Je me doutais bien que le prix à payer serait parfois élevé. J'étais déjà libre et indépendante depuis longtemps, mais ici, personne ne me cataloguait, je n'étais que moi. L'anonymat me convenait.

Elles avaient été assez rudes et difficiles nos années d'enfance, mais ce n'était pas fini, nous le savions bien mes frères et soeurs et moi. Nous allions être bientôt les parents de nos parents, nous n'en parlions pas, mais comment aurions-nous pu l'ignorer ?

Je voulais changer ma vie, échapper à la triste condition de nombreuses femmes de mon quartier. Et j'étais décidée à y arriver.

Je crois que mes yeux le disaient, je revois mon père triste et fier à la fois.

Je n'étais pas devenue insensible aux autres, ni sans coeur, mais je crois que j'étais dure.

J'avais la peau dure, pas question de me résigner.

Je ne me laissais pas porter par les frivolités réservées aux filles de mon âge, je ne m'attendrissais pas sur moi, ni sur les autres ;  je voulais avancer, avancer... Je n'étais pas dans les normes de l'époque, n'ayant ni les moyens ni le temps.

Le week-end, je restais à la Cité universitaire, et même pour les fêtes. Le gardien de la Cité U. s'était étonné :

 - Ah je croyais pourtant que vous êtiez française vous. Alors vous allez faire le réveillon ici avec les autres, avec les Africains ?

Je ne rêvais pas de richesse, de succès, ou de prince charmant, et toutes ces niaiseries. Je souhaitais gagner ma vie, être libre, et surtout, surtout, me sentir en sécurité. Ne pas vivre dans la peur, mais au calme, tranquillement, sans craindre le lendemain. Évidemment je n'en parlais pas à la fac., ou ailleurs, on m'aurait traité de "petite bourgeoise" sans ambition. Mais je me moquais des autres, j'avais besoin de construire ma vie ainsi. Oui, j'étais ringarde j'aspirais à une vie peinarde, pas palpitante certes, mais c'était ma vie. Un travail et des bouquins, après on verrait bien...

Un jour, au restaurant universitaire, je rencontrai une fille avec laquelle j'avais fréquenté l'école religieuse.

 - Alors, Fauvette, toi ici ? Tu fais quoi ? Je lui expliquai que je fréquentais la fac de Lettres.

- Ah bon, mais c'est bien pour toi ça. Moi, je fais médecine évidemment. Mais pour toi, c'est pas si mal, la fac de Lettres, quand même.

Je crois que j'aurais pu lui fracasser le crâne avec son plateau-repas, ou bien pire. Heureusement les efforts d'éducation des religieuses et de ma Tante Margot adorée avaient un peu porté leurs fruits. J'étais là, tranquille à 150 km de ma ville natale, je bâtissais ma propre vie, et cette péronnelle arrogante venait me rappeler que je n'étais rien qu'une fille d'une famille déchue et à problèmes.

Je n'ai rien dit, rien fait, et l'ai plantée là. Dans un état de colère que je connaissais bien.

Finalement, la donzelle m'a rendu service, et offert le coup de fouet dont j'avais besoin : autour de moi, des étudiantes abandonnaient leurs études, victimes de ce complexe d'imposture bien connu des classes sociales plus ou moins favorisées. Non, elles ne se sentaient pas à leur place à la fac, pas légitimes, et puis leurs parents leur manquaient, et puis elles ne savaient pas travailler toute seules, et puis à quoi bon, elles n'étaient que des filles... Je bouillais de colère et de tristesse.

Même si j'étais déçue de l'université, des profs et de leur enseignement, pas question pour moi d'abandonner, non la donzelle et les siens devraient s'habituer à me croiser sur leur route ! Je continuerai, j'aurai mes diplômes, j'avais la peau assez dure !

Aujourd'hui parfois, j'aimerais bien être la dure à cuire que j'étais ! J'ai l'impression qu'en vieillissant je me suis ramollie, que je suis devenue plus vulnérable.

Commentaires

Oh, Fauvette, quel écho, mais quel écho résonne en moi en lisant ces mots...
Merci.
C'est riche, les blogs, si riche... Vraiment !
Merci

Ecrit par : RdT | 14.03.2010

Écho très fort ici aussi.

Curieusement l'effet d'imposture ne m'a rattrapée qu'au moment du choix d'écrire. Je dois sans doute en remercier le vestige de vieux principe du mérite républicain qui permettait aux enfants studieux même si issus de rien de faire des études scientifiques. Le diplôme s'obtenait à équité de chances. C'est ensuite en entreprise que ça se gâtait.

À présent je dois composer avec un manque profond d'ambition dont je suis pour partie directement responsable mais pas seulement, l'autre part vient d'un sentiment de déjà réussite inouïe ... rien que de parvenir à arriver à pied d'œuvre.
Alors qu'en vrai ce n'est que le début de l'orée d'un éventuel commencement.

N'as-tu pas parfois ce sentiment aussi de te dire : ben c'est déjà plus que pas mal de s'en être sortie comme ça ?

Ecrit par : gilda | 14.03.2010

et en plus, pour les filles, c'était encore plus difficile...

Ecrit par : saperli | 14.03.2010

Que je me sens tout raplapla à coté.
Une enfance choyée dans un milieu ouvrier. L'objectif parental était modeste, d'abord un métier.
Ensuite, je me suis fait en enviant les bacheliers.
Je ne suis pas dur à cuire, en vieillissant, c'est l'intérieur qui bout. De toute façon, je suis tendre !
Et voilà que je pense à Paysan Heureux, et ses Charolaises.

Ecrit par : christian | 15.03.2010

Mais qu'elle était conne cette fille ! Et je reste mesurée dans mes mots crois-moi. Je n'en reviens pas de cette suffisance. Alors elle les a fini ses études de médecine cette imbécile ? Avec si peu de cœur vouloir soigner les autres !!!

Jusqu'à la fin de ma vie je crois que je serais sidérée par la bêtise de certains, et rassures-toi, je me ramollis (m'attendris) aussi et moi, ce sentiment d'imposture, il m'arrive de l'avoir encore...

Ecrit par : Valérie de Haute Savoie | 15.03.2010

Quel mépris dans ce "c'est pas si mal pour toi" je comprends que tu aies eu la rage après ça!

Ecrit par : mab | 15.03.2010

Oh oui, je la comprends, ta colère.

Je ne sais pas si on se ramollit. Peut-être que globalement, la vie t'es moins un combat et que tu n'as pas besoin de sortir ta peau tannée pour le moment ? Ou pas suffisamment pour que ça vaille la peine d'être de nouveau une dure ?!

Ecrit par : Anne | 15.03.2010

Se ramollir, s'attendrir, quand on n'a plus besoin de sa rage pour avancer, ce n'est pas triste. Si les temps redevenaient durs, on la retrouverait peut-être bien intacte?

Ecrit par : cultive ton jardin | 15.03.2010

Ce billet est émouvant, et me donne aussi à réfléchir. Il est vrai que quand on avait 20 ans, la distinction entre classes sociales était très marquée. Je me souviens de mon étonnement en arrivant en Fac, il y avait des filles dont je ne savais même pas qu'elles puissent exister...

Est-ce qu'on s'est ramollies ? Je ne crois pas. Sur la peau dure de nos 20 ans, des pages et des pages se sont superposées, elles en ont fait un parchemin, papier bible ou papier velin, crêpon ou de soie, selon les endroits.

Ecrit par : samantdi | 15.03.2010

Je ne te crois pas "ramollie", Fauvette, non pas du tout, plus habituée aux méandres de la vie qui demandent de s'assouplir. On apprend à plier un peu plus pour que les virages soient plus faciles à négocier, on sait qu'en étant trop dure on se cogne plus douloureusement aussi aux angles un peu trop vifs. Je crois que la vulnérabilité est une force... discrète. Et tu l'as. Oh oui.

Ecrit par : Traou | 15.03.2010

Ramollie, je ne crois pas... mais sans doute as-tu pris la mesure de ce que tu es devenue, envers et contre tous, et cette certitude te permet peut-être de te sentir à ta juste place, sans esprit revanchard, sans sentiment d'usurpation.... C'est une force extraordinaire...

Ecrit par : liaht | 16.03.2010

Bravo Fauvette! comme je te comprend! en te lisant, mes souvenirs sont revenus...... militaire de carrière, sous-officier, parvenu au grade d'adjudant avec un niveau scolaire de 6ème, on m'offrit la possibilité de devenir officier...... officier? moi le fils du "petit" ouvrier agricole de haute-gironde issu de l'assistance publique, moi à qui on rappelait naguère de manière plus ou moins "diplomatique" que dans la société quasi-médiévale de ce coin de France dans les années 60, il était de bon ton de "rester à sa place", qu'aller au collège était presque une incongruité!..... bref, heureusement, nous étions en république.

Le jour de la partie orale des examens,après avoir été étrillé et pressuré par des jurys successifs, je fus reçu par un général pour un entretien; il me demanda tout de go: Ildever, qu'est-ce qui vous motive pour devenir officier? décontenancé et sans vraiment réfléchir je m'entendis répondre: "Mon Général, mon grand-père était analphabète, mon père et ma mère n'ont même pas eu le certificat d'études et moi j'ai des chances de finir au moins capitaine!je considère qu'il s'agit d'une sacrée évolution!" avec un sourire il me dit: n'exagérez-vous pas un peu?...... Non, Mon général je n'exagérais pas!.... il ne savait pas lui et n'a pas su non plus que par la suite, lorsque mes parents très fiers parlaient de moi autour d'eux dans cette région qui à l'époque (fin des années 80), portait encore les marques d'une mentalité aux relents d'ancien régime, on leur disait parfois: "quoi? officier lui? mais enfin on pensaient que...... enfin il fallait......". Ta "donzelle" m'a rappelé cet épisode!

Oui, il faut endurer parfois pour ne pas "éclater" mais, bon, finalement nous parvimes bon an mal an à devenir ce que nous sommes!.... Nos enfants le pourront-ils eux qui évoluent dans une société le mot "réussite" rime avec argent, richesse, marque de voiture de vêtements, quartier d'habitation, de lieux de vacances.......bref, calmons-nous!

Ecrit par : ildever | 16.03.2010

Probablement "la donzelle" et ses pairs, ou au moins quelques-uns d'entre eux ont évolué aussi au fil des années et de la vie et peut-être qu'ils se disent parfois 'qu'est-ce qu'on était jeunes et cons et arrogants et imbéciles et combien de mal on a pu infliger à tous ceux qui se heurtaient à notre orgueil et à notre bêtise' (mais peut-être pas, il y a tellement de gens toujours aveuglés par cette même bêtise, qui croient avoir réussi parce qu'ils ont beaucoup d'argent, par exemple, et qu'ils l'ont mérité et que tout le reste sont de pauvres cons et que eux par contre ils sont toujours invulnérables et qu'ils le resteront à jamais – jusqu'au jour où )

Ecrit par : Pablo | 16.03.2010

Je vous remercie, à mon tour d'être émue et touchée par tous vos commentaires. J'ai bien lu tout ce que vous m'avez écrit, et cela m'aide beaucoup.

RDT : oui c'est cela, un écho, tu l'exprimes très bien... Nous faisons partie de cette génération qui a accédé à l'enseignement supérieur, nous n'étions pas spécialement attendu(e)s dans ces endroits-là ! Au début c'était un peu "la survie" en milieu hostile hein ?


Gilda : oui c'est vrai, et j'ai parfois l'impression d'être une rescapée ! Et je me dis que c'est bien de s'en être sortie, tu as raison ! Avec un petit zeste de culpabilité pour ceux et celles qui sont restés sur le bord de la route...

Saperli : oui, les filles on leur disait souvent : "Mais tu te marieras de toutes façons, pourquoi des études ?"

Christian : je suis bien contente pour toi, une enfance choyée tant mieux ! Je le sais bien que tu es un tendre va ! Je te lis !

Valérie : bah, j'espère pour elle qu'elle a réussi ses études, et qu'elle a gagné un peu d'humanité. Mais elle était le produit d'une telle éducation... Elle avait été bien "formatée", je t'assure, il ne reste plus qu'à espérer avec Pablo, qu'elle a évolué, et surtout qu'elle est devenue plus sensible et attentive.

Oui MAB, c'était extrêmement violent dans le mépris et la condescendance...


Anne : voila, ma vie était un combat tu as raison. Et même s'il nous faut tous lutter de façon quotidienne, cela n'a plus rien à voir. J'avais peur d'avoir perdu ce sens de la lutte, cette capacité à lutter, et surtout d'être devenue trop fragile.

Jardin : tu as raison, comme Anne. Mais oui, cette rage n'a pas disparu, non pas que je l'entretienne, mais cela doit être comme le vélo, cela ne s'oublie pas !

Samantdi : alors tu crois que nous avons vieilli ainsi ? Avec à la fois la dureté nécessaire et la douceur ? C'est une bonne idée. A mon tour de réfléchir !

Merci Traou, je suis sans doute tout ça ! Une force discrète, tiens, tiens, tu sais que je vais beaucoup penser à tes mots...

Liaht, ah oui sans sentiment d'usurpation, tu as raison. Cela a pris du temps et de l'énergie, mais j'ai dépasser ce complexe d'imposture dont parle Gilda.

Ildever : bienvenue ! C'est cela, il nous aurait fallu "rester à notre place" !!! Et surtout, ne pas aller trop loin ! J'ai remarqué que des étudiants se sentaient "empêchés" de réussir, juste à cause de ces pesanteurs sociales.
Je crois qu'ils s'interdisaient de faire mieux que leurs parents parfois...
(Mon père avait eu accès aux études, et était même allé jusqu'au bac, mais il avait fait ensuite d'autres choix...)

Pablo : oui, oui, je veux bien espérer que les donzelles et leurs copains ont évolué ! Allez soyons optimistes hein ?

Ecrit par : Fauvette | 16.03.2010

Il est émouvant ton billet, je vois très bien le genre de fille qui t'a tenu ce discours... j'ai moi aussi croisé la route de certaines personnes qui pronostiquaient ma défaite devant certains combats.... ce qui évidemment m'a filé la rage de vaincre !
Non tu ne t'es pas ramollie, je pense que tu t'es attendrie :) les années passant il me semble qu'on acquiert une certaine philosophie qui nous rend plus indulgentes. Mais je sais que si combat à mener il y a, combattante il y aura en toi !

Ecrit par : Pralinette | 16.03.2010

Tu as moins besoin d'être sur la défensive, tu as réussi ta vie et tes péronnelles s'emmerdent à la messe et en faisant de l'élevage d'enfants...

Ecrit par : heure-bleue | 17.03.2010

Ramollie ? Vraiment ? Cela ne transpire pas dans tes billets ! sourire. Tu sais, être fils de paysan, parfois.... ( Bon RDT, elle cumulait,, sourire )

Ecrit par : paysanheureux | 17.03.2010

Bien beau billet et commentaires émouvants et si justes. Moi je te vois comme une petite mère courage qui tient sa place entre douceur et fermeté... Parce que tu sais qui et où tu es..

Ecrit par : martinecarol | 17.03.2010

C'est un des avantages d'être né et de vivre à Paris.
Que tes parents soient riches ou pauvres, ouvriers ou patrons, blancs ou noirs, bourgeois dans la débine (déchus ?) ou nouveaux riches, que tu viennes en auditeur libre ou amené par ton lycée, jeune ou vieux, tu peux aller à la fac, tout le monde s'en fout (sauf ceux qui viennent de province, mais on s'en fout, ils ne nous connaissent pas).

Ecrit par : le-gout-des-autres | 18.03.2010

Très beau billet qui fait écho....et oui moi aussi, j'ai l'impression de ne plus être aussi volontaire, ambitieuse et déterminée : la sagesse de certaines réalités ?

Ecrit par : Miss Zen | 18.03.2010

Je le trouve aussi très beau ton billet Fauvette. Il me touche beaucoup car j'ai justement voulu travailler sur le sentiment d'imposture du prof face à des élèves d'origines sociales bien plus élevée que la sienne à leur âge. Autant dire qu'il est de rigueur de ne pas en parler et que j'ai regretté d'avoir soulevé le sujet.
Quoi qu'il en soit je ne vois pas pourquoi tu parles de ramollissement, je vois moi surtout la clarté de ton regard sur le monde qui t'entoure et l'intelligence de composer.

Ecrit par : ada | 18.03.2010

C'est étonnant mais en effet on développe une certaine sagesse mais une sensibilité aussi, ou alors certaines choses remontent et on en comprend seulement les conséquences aujourd'hui, je ne sais pas.

On a les mêmes aspirations...mais j'ai envie d'être tranquille et vivre mes rêves au boulot aussi, être libre, savourer l'instant présent et ce n'est pas toujours facile.
L'essence même de notre existence, le sens de la vie, sont des questions qui me taraudent. Bises Fauvette, ne sois pas trop dure, on t'aime comme tu es !

Ecrit par : Aude Nectar | 21.03.2010

Le plateau, peut-être pas, mais une bonne cuillérée de purée dans la tronche... Hein ?

Ecrit par : Oncle Dan | 22.03.2010

Bonjour Fauvette,

Il me semble qu'à 20 ans, tu n'étais pas dénuée d'ambition, et c'était une belle ambition: les Lettres, travailler, les bouquins... Et y croire, je la trouve aussi très intéressante cette entrée, cela montre qu'en-dehors de la chance (?) de naître fils ou fille à papa, il faut rudement de courage pour avancer dans la vie... Et la vie se charge parfois de rappeler aux autres que rien ne coule de source, même si on le croit...

Ecrit par : Pivoine | 23.03.2010

Même si j'étais déçue de l'université, des profs et de leur enseignement
moi aussi je l'ai été...
Née dans une famille d'instits c'est vrai que c'était pour moi "normal" la Fac de Lettres. Comme toi aussi j'avais envie de bosser, d'indépendance et d'une vie tranquille.
Mais je ne trouve pas que c'était ringard...Quant aux filles que j'ai connues chez les bonnes soeurs, très peu ont fait des études supérieures finalement...

Ecrit par : Rosa | 25.03.2010

Tu as raison Fauvette, je ressens la même chose, contrairement à ce que l'on pourrait penser nous ne sommes pas plus armés en vieillissant, surtout pas aux méchancetés !
Les blessures nous font mal, plus qu'à 20 ans, nous sommes plus vulnérables c'est sûr, je crois que c'est dû à l'insouciance perdue ! L'insouciance de la jeunesse où tout est permis et tout à construire !....

Ecrit par : Pénélope | 11.04.2010

Des filles aussi méprisantes que ta "donzelle", j'en ai croisé. Simplement parce que je faisais "Lettres" ! Quoi, philosopher ? disserter ?, écrire ?... La "Science", le "Droit' , voilà du sérieux qui mène quelque part ! Je me suis toujours défendue en pensant que réfléchir était moins facile que d'apprendre par cœur !... J'ai continué à le penser en me retrouvant en fac de médecine où finalement les gens de mon âge n'était pas tous plus mûrs que moi !
La dureté, elle peut s'enfouir sous la carapace du temps, mais elle sera là lorsqu'il le faudra. Je trouve au contraire qu'elle aide mieux à faire la part des choses ou à se protéger avec l'âge !

Ecrit par : lakevio | 16.04.2010

Très beau texte... Je vois très bien ce dont tu parles.

Ecrit par : Fanette | 19.04.2010

Chère Fauvette,
Peut-être que tu n'as plus besoin de cette cuirasse pour aller à la vie...? Simplement. Toi. :)

Ecrit par : Rose | 12.06.2010

Pssttt Fauvette ! Qui est Rose juste au-dessus ? Le lien qu'elle donne ne fonctionne pas. Mais elle me fait penser à une ancienne blogueuse ...

Ecrit par : Madeleine | 16.06.2010

Merci...

Rose : tiens, tiens, de retour ?

Madeleine, mais oui c'est elle, c'est bien elle !

Ecrit par : Fauvette | 20.06.2010

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