16.01.2009

Enfants et petits-enfants des exilés espagnols

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"Une disposition clé de la loi sur la Mémoire historique

La mesure de demande de la nationalité espagnole est l’une des dispositions de la loi sur la Mémoire historique, votée fin 2007 et qui vise à réhabiliter les victimes de la guerre civile et du franquisme.

Les modalités d’application de cette mesure, attendues depuis longtemps, n’ont été approuvées qu’en octobre dernier. Sont concernés, les enfants et les petits-enfants de ceux qui ont dû s’exiler entre le 18 juillet 1936, date du début de la guerre civile en Espagne, et le 31 décembre 1955. Les descendants des exilés espagnols peuvent déposer leur demande, depuis le 29 décembre, auprès des officiers d’état civil, consulaires ou municipaux, espagnols de leur lieu de résidence, et ce jusqu’au 27 dé­cembre 2010. Cela n’implique pas pour les demandeurs de renoncer à leur propre nationalité."  

 Source : La Croix du 15 janvier 2009. 

Voilà, nous en parlions en octobre 2007 ici. Si vous êtes concernés ou intéressés, vous savez maintenant comment faire !

Commentaires

C'est une belle chose de faite, comme la nationalité à titre d'honneur donnée à tous les brigadistes, venus du monde entier, épaulaient les républicains.

Bonne soiirée.

Ecrit par : patriarch | 16.01.2009

Je me souvenais que tu as fait déjà fait un billet la- dessus. Tu vois que je suis bonne élève!

Ecrit par : mab | 17.01.2009

Je n'ai pas retrouvé le billet mais cette une des rares belles choses faites par ce gouvernement...

Ecrit par : heure-bleue | 17.01.2009

Oui c'est vraiment une très bonne nouvelle.
Tu avais raison Heure-bleue, le lien ne fonctionnait pas, maintenant c'est OK.

Ecrit par : Fauvette | 17.01.2009

Bonjour, Fauvette ! Il y a plus de détails sur le site officiel mis en place par le Ministère de la Justice espagnol : http://leymemoria.mjusticia.es/index_fr.html (version en français ; où l'on peut notamment télécharger le formulaire de demande).

Heure-bleue, tu parles sans doute du gouvernement espagnol ? puisque le gouvernement fraçais n'a rien à voir là-dessus !

À ma connaissance, il n'y a pas d'accord de double nationalité entre la France et l'Espagne ; je me demande donc si on peut garder les deux nationalités dans le cadre particulier de cette loi...? (le sujet de la double nationalité espagnole-française m'intéresse particulièrement à cause de ma fille qui, pour l'instant, en a les deux)

Ecrit par : Pablo | 17.01.2009

(Par rapport à ce que je dis à la fin de mon commentaire précédent, c'est en fait la dernière phrase de l'article de "La Croix" qui m'intrigue : "cela n’implique pas pour les demandeurs de renoncer à leur propre nationalité". Il faudrait que je lise le texte complet de la disposition...).

Ecrit par : Pablo | 17.01.2009

(((Effectivement, c'est mentionné pour trois fois dans la disposition : "l'obtention de la nationalité espagnole par cette voie n'implique pas le renoncement à la nationalité précédente recquis par les articles 20 et 23 du Code Civil espagnol" : «puesto que la renuncia en puridad, está reservada
para quienes adquieren la nacionalidad española de
manera derivativa, es decir, por opción, carta de naturaleza
y residencia (Cf. Artículo 23 del Código Civil)». Une explication qui d'ailleurs m'eclaire pas mal par rapport à mes doutes dans le cas de ma fille))).

Ecrit par : Pablo | 17.01.2009

Pfff... Comme s'il n'y avait pas assez d'étrangers en France...
Vraiment, savent plus quoi inventer pour filer du boulot à Hortefeux et à son successeur.

Ecrit par : le-gout-des-autres | 17.01.2009

Merci Pablo, très , très utiles tes commentaires.
J'espère que ta fille pourra continuer à garder ses deux nationalités.

Le Goût : tiens je ne m'attendais pas à cela !

Ecrit par : Fauvette | 17.01.2009

...

Ecrit par : le-gout-des-autres | 17.01.2009

C'est une bonne chose. D'autant qu'en Espagne la question demeure vive, notamment avec les anciens et fils spirituels du Franquisme, dont on ne parle plus beaucoup de notre côté de la frontière.
Il faut aussi se rappeler que la France du front populaire -si ma mémoire ne me trompe pas- avait ouvert des camps pour y interner les Espagnols qui fuyaient la guerre civile.

Ecrit par : LaVitaNuda | 18.01.2009

Hélas, ta mémoire ne te trompe pas LaVitaNuda ! Dans les années 30, la France n'est pas un pays accueillant à ceux qui voudraient s'y réfugier.

Ecrit par : Oxygène | 18.01.2009

Je vais parler de cette disposition à mes parents, eux-mêmes réfugiés enfants.
Mais ils ont eu une réaction inverse : ils ont voulu être/devenir français, et n'ont pas souhaité nous parler espagnol dans notre enfance.
Mon père attendait sa naturalisation, obtenue en 1956 lorsqu'il avait 22 ans.
Je ne sais pas s'il désirera retourner en arrière. Même si le lien avec la partie de sa famille restée en Espagne est toujours très présent.

Ecrit par : Lyjazz | 19.01.2009

une question très simple : quand les enfantes ont la nationalités alors automatiquement leurs enfants ils ont le droit d'avoir la nationalité...sa c'est bien claire ...mais la le contraire : pourquoi le gouverment espagnole ne donne pas la nationalité aux parents des enfants qui ont la nationalité...parce que la lois à donné le droit seulement pour les enfants d'origine mais le père n'a pas eu cet droit

Ecrit par : benamar | 30.10.2009

Je viens d'avoir la nationalité espagnole, et c'est comme si je venais de ranger ma vie. Comme si la terre d'Espagne son histoire devenait réelle pour moi. Je voulais faire cela pour que ma fille n'oublie pas d'où nous venions d'Espagne. Et c'est moi qui vient de le réaliser que ça avait encore plus de sens pour moi. Il faut comprendre que les enfants de réfugiés Espagnols n'ont eu le choix de leurs cultures. Mes grands parents ont vécu comme un deuil la perte de leurs pays. Pas de retour en arrière, il fallait devenir français dans leurs cas ça a durée 29 ans sans pays, sans droits de vote. Avec comme vous l'imaginez la guerre en France l'occupation et être espagnol sous l'occupation, ... Alors ils ont eu des enfants et ils ont fermé la case Espagne. Et cela repris par les enfants mais avec malgré tout une transmission presque invisible de la souffrance de cette guerre. Jusqu'à faire de la langue maternelle le français aux petits enfants. Quand j'allais en Espagne, je voyais sa mutation de 1983 à 1987 à 2001 et je me disais si mon Grand Père et ma Grand Mère vivaient encore. Ils sont mort en 1978 et 79. Voilà peu de chose. Sauf 29 ans pour devenir Français et moins d'un an pour devenir Espagnol.

Ecrit par : jelegardepourmoi | 08.11.2009

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