25.08.2008
Soeur Monique prend vapeur
A la rentrée, Soeur Directrice nous présenta Soeur Monique qui rejoignait notre école, et serait responsable de notre classe, les CM1-CM2, "Au travail tout de suite, car vous le savez mes enfants, l'oisiveté est la mère de tous les vices". Soeur Monique, grande, vive et autoritaire enseignait avec rigueur et exigence. Nous nous habituâmes à son caractère tranché, et ses sautes d'humeur, et le premier trimestre s'écoula. Les parents d'élèves semblaient satisfaits des résultats, et saluaient même sa "dureté", car c'était pour notre bien. Je l'admirais et la craignais à la fois.
Elle appliquait le programme, mais voulait aussi nous aider à vivre selon les valeurs de la religion, pour être prêtes à paraître devant Notre Seigneur à tout moment, répétait-elle. Un jour, elle déclara être horrifiée par la mauvaise tenue des jeunes qu'elle rencontrait lorsqu'elle traversait le parc du Château pour se rendre à l'église, et elle se mit à hurler "Ils se frottent le museau l'un contre l'autre et se tripotent, c'est dégoutant ! Des animaux." Surprises et silencieuses, nous la regardions, gesticulant toute rouge sur son estrade. Elle continua parlant de la pureté obligatoire des jeunes filles, et pourquoi pas des femmes, nous laissant baba... Comment osions-nous faire souffrir le Christ ainsi, lui qui avait donné sa vie pour nous ? Nous étions sans voix.
Elle prit Claudine en grippe, une grosse fille gentille, en retard dans sa scolarité. Et qui, en quelques mois s'était transformée en jeune fille, gauche, timide et pataude. Tout débordait chez elle, ses seins serrés dans une blouse trop petite, ses fesses, ses cuisses qu'elle arrivait difficilement à loger sur le siège de son pupitre... Elle ne "suivait pas" comme on disait, et pourtant je savais que chez elle, on lui faisait "repasser" ses leçons. Un jour la voix joyeuse, elle nous raconta qu'elle était allée avec ses parents au mariage d'une cousine, et que c'était formidable, elle savait ce qu'elle voulait faire : elle serait Serveuse, c'était si chouette de porter une belle robe noire, un petit tablier blanc et de rendre service aux gens. Lorsque Soeur Monique l'apprit elle devint furieuse, contre Claudine qui voulait se vendre, qui finirait mal, car les serveuses c'était bien connu, n'étaient que des aguicheuses, des filles perdues qui se vautraient dans la luxure, et offraient leur corps ! Elle hurlait, hurlait tapant sur son bureau avec sa règle, Claudine pleurait à chaudes larmes... Nous étions toutes terrorisées, et ne comprenions pas sa réaction... Non, selon Soeur Monique le plus beau métier d'une femme était d'être l'épouse du Dieu, lui demeurer fidèle en toute circonstance, et tout le reste n'était que péché...
L'année continua, et les colères de Soeur Monique se firent de plus en plus fréquentes et violentes. Pour un rien, un objet qui tombait, une jupe jugée trop courte, un livre oublié, des sourires échangés... Un jour lors d'un exercice de grammaire, nous devions proposer des verbes dérivés de Courir, tout se passait bien lorsqu'une petite CM1 innocente proposa "accoucher". Aïe, Aïe, quel malheur ! Soeur Monique partit dans un délire sur les femmes souillées par les hommes, femmes qui devaient se repentir, demander pardon à Notre Seigneur... La petite CM1 qui venait d'avoir un petit frère pleurait comme une madeleine.
Claudine malgré ses formes encombrantes et rebondies essayait de se faire oublier... Mais un jour, Soeur Monique lui demanda de venir au tableau réciter sa poésie. Figée, toute la classe observa Claudine se lever et aller devant le tableau. Elle n'arrivait pas à parler, et bredouillait... Soeur Monique debout près d'elle la regardait fixement. Claudine fit un effort, respira et essaya à nouveau. Sa voix chevrotait, les phrases étaient inaudibles, elle transpirait, ses mains tripotaient son tablier à carreaux. Les mots ne sortaient plus, des larmes se mirent à couler, elle transpirait de plus en plus. "Relevez la tête et cessez vos simagrées !" vociféra Soeur Monique.
"Vous n'avez pas appris votre leçon, vous n'avez pas honte ? - Mais si ma Soeur, je... - Arrêtez de mentir, vous offensez Notre Seigneur. Elle se mit à tourner autour d'elle : "vous êtes une grosse paresseuse, d'ailleurs cela se sent, vous puez la paresse. C'est une puanteur ! Vous puez ! Vous puez ! Retourner vous asseoir !"
Les parents de Claudine vinrent se plaindre à Soeur Directrice, leur fille était travailleuse, et surtout, surtout elle était propre et ne puait pas. Soeur Directrice qui pourtant occupait la classe mitoyenne et n'était pas sourde, les renvoya affirmant que Claudine n'avait pas bien compris, que Soeur Monique était une bonne enseignante ! Les pauvres, il faut dire que petites gens, ils n'effectuaient jamais de dons somptueux à l'école !
La tante de Claudine fréquentait l'épicerie de ma Tante Margot ; en rogne, elle raconta l'affaire, le chagrin et la honte des parents. Les méthodes de Soeur Monique commençaient à être connues et un peu critiquées, du moins dans notre milieu. Là, ce fut l'explosion. Les femmes étaient blessées par la méchanceté, et touchées par Claudine que tout le monde aimait. Et Madame V. trancha avec autorité : - Moi je vous le dis, on sait bien ce qui lui manque, elle est comme les autres et puis c'est tout. Toutes les femmes éclatèrent de rire, même la Tatie de Claudine, - Mais oui, c'est ça, voila le remède, pas la peine de tourner autour du pot ! Ma Tante dut freiner quelques excès de vocabulaire, en signalant ma présence du menton. - Taisez-vous donc, la petite écoute ! - Bah rétorqua Madame M. autant qu'elle connaisse la vraie vie.
J'avais bien compris, et me sauvai bien vite. Choquée, je me sentais trahie. Alors, ce n'était qu'une méchante femme ordinaire, voilà tout. Je fus malade toute la nuit et le lendemain, vomissements, migraine...
Mon attitude en classe changea. Je devins plus dissipée, et surtout je me mis à la provoquer. Je tenais tête, ricanais essayant d'entraîner le reste de la classe... L'idée de devenir religieuse chère à Soeur Monique me faisait horreur. Je négligeais de plus en plus mes devoirs. J'aurais dû me méfier, mais je n'avais que 9 ans...
Un jour, elle obtint sa vengeance. Elle me convoqua au tableau. Et bien sûr je séchai n'ayant pas préparé mes maths. Elle fit semblant de patienter, de m'aider, et m'expliqua l'exercice. Puis, elle fonça. M'attrapa la tête, et me la cogna au tableau. Bong, bong, bong. Je serrai les dents. - Alors vous avez compris ? C'est rentré dans votre tête ? Et re - bong, bong, bong... J'étais sonnée. - Oui ou non répondez ! Je refusai de répondre et de la regarder. Elle me saisit à nouveau et me recogna contre le tableau : - Alors Tête de Boche, c'est compris, Tête de boche ?
J'étais anéantie non pas par la douleur physique mais par l'insulte. Elle savait pile poil ce qui allait m'atteindre, et avait eu tout le temps de ruminer ma mise au pas.
Elle avait gagné. La saleté.
Quelques années plus tard, l'école dut la renvoyer dans sa communauté qui la fit interner.
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Commentaires
J'adore tes portraits mais celui-là est particulièrement éprouvant à lire. Une choses est certaine tu as bien fait de te révolter nous aurions perdu une narratrice de talent.
Écrit par : mab | 25.08.2008
Fauvette, cette fois ci je ne souris pas, des bonnes soeurs cinglées, j'en ai croisées plusieurs chez mes Ursulines. Cette méchanceté peut être tellement destructrice pour des petites filles. J'ai de la peine pour celle que tu étais alors, et pour cette pauvre petite Claudine.
Écrit par : Valérie de Haute Savoie | 25.08.2008
Mais alors, Dieu serait amour mais pas ses messagers ?
Terrifiant souvenir que vous avez dû être quelques unes à trimballer...
Écrit par : Anne | 25.08.2008
Quelle horreur ! Vraiment, les ordres religieux sont des repères d'élection pour les cinglé-e-s, même si de temps en temps un être hors du commun (l'abbé Pierre ou mère Teresa) nous fait oublier cette triste réalité.
Pour te faire sourire, sais-tu que les Italiens vont organiser le concours de la plus belle des religieuses ?
(Je n'arrive pas à publier le commentaire en y insérant le lien mais on trouve l'article sur le site du Nouvel Obs)
Début de l'article :
"Un prêtre italien a décidé de créer le tout premier concours de beauté pour religieuses. Les photos des concurrentes seront mises en ligne sur le blog du diocèse de Mondragone, sur lequel les votants pourront voter pour leur nonne favorite.
(AP)
Un prêtre italien va organiser le premier concours de beauté pour religieuses, "Miss Sœur Italie". La compétition va commencer au mois de septembre, rapporte, dimanche 24 août, le quotidien Il Corriere della Sera.
Les candidates devront envoyer leur photo au père Antonio Rungi, au diocèse de Mondragone (sud de l'Italie). Les photos des prétendantes au titre de "Miss Sœur Italie" seront mises en lignes sur le blog du diocèse. Les internautes pourront les admirer et voter en ligne pour leur favorite.
"Vous pensez vraiment que les sœurs sont toutes vieilles, rabougries et tristes ? Aujourd'hui ce n'est plus le cas, grâce à l'arrivée dans notre pays de sœurs jeunes et pleines de vitalité, notamment depuis l'étranger", explique l'inventeur du concours au quotidien italien.
Écrit par : samantdi | 25.08.2008
Est-ce que le même personnage aujourd'hui aurait sévi aussi longtemps avant d'être "remercié" ?...
J'espère qu'elle n'aura pas contaminé durablement la petite Claudine et les autre avec son venin...
Écrit par : Milky | 25.08.2008
Redoutable soeur Monique ! Portrait remarquable.
Écrit par : Otir | 25.08.2008
Merci. Il ya quand même quelques petites filles qui en ont bavé cette année-là, et les suivantes.
Cinglée oui elle l'était, et je m'étonne quand même aujourd'hui qu'elle ait pu sévir si longtemps.
Moralement c'était dur de résister au bourrage de crâne, son but était surtout de nous faire rentrer au couvent !
Maintenant, je dirais que le déclic m'a été salutaire et m'a permis d'ouvrir les yeux, d'être moins crédule.
Écrit par : Fauvette | 25.08.2008
Ça va tout de suite mieux quand on comprend que c'est l'autre qui est cinglé, et pas soi. La condamnation unanime des dames de l'épicerie t'a certainement été utile à cet égard. Mais que d'enfants démolis par ces pratiques.
Aujourd'hui? Oui, aussi. Plus subtiles souvent, plus difficiles à mettre en évidence. Mais quand, comme c'est arrivé sur mon secteur il y cinq ou six ans, plusieurs enfants d'une même classe se remettent à pisser au lit, on peux légitimement s'inquiéter.
Écrit par : anita | 25.08.2008
Malheureusement, les petites têtes en cours de formation sont bien fragiles; il est facile d'y faire entrer un peu n'importe quoi, aussi bien par des religieux que par des laïcs (et pourtant, je ne garde pas en mon cœur les professionnels de la religion). Les enfants sont tellement malléables qu'il est facile de les abimer à cet âge. Que la religion l'ai rendue folle ou que la folie l'ai faite se diriger vers la religion, elle reste impardonnable.
Écrit par : berlioz | 25.08.2008
Ton récit est fort bien écrit mais ...il me donne la chair de poule.
Écrit par : TANETTE | 25.08.2008
L'histoire de soeur Monique m'a fait frissonner et rappelé moi-même quelques souvenirs de cruautés impunies de la part de profs (religieuses et curés mais des "civils" aussi). Qu'est-ce qu'on laissait passer dans ces années-là ! J'ai souvenir d'un prof de CM1 qui soulevait de terre et secouait les cancres en les tenant par les oreilles. Certains saignaient et baladaient des croutes infâmes à longueur d'année derrière les oreilles. Nous étions terrifiés. Je ne crois pas qu'un seul parent soit jamais venu se plaindre. L'instit était tout-puissant. Sadique et tout puissant...
Écrit par : Traou | 25.08.2008
Cela me conforte...dans ce que sont vraiment les "serviteurs" des religions.
Mais aujourd'hui ! dans d'autres religions l'intoxication est la même et les méthodes peut-être encore pires !
Ton récit est une vraie page d'histoire pas si lointaine...
Amitié
Écrit par : Maky | 25.08.2008
Cette histoire me fait froid dans le dos.
Combien d'enfants meurtris, blessés par des adultes ? et je ne suis pas sûre que ces blessures-là guérissent facilement ; leurs cicatrices font toujours mal. La preuve : ton récit !
Écrit par : martinecarol | 25.08.2008
Brr, ça fait frémir.
Bon allez, diffusons ce grand message vu sur un tea shirt qui m'a bien fait rire "Trust in gode"
Écrit par : Naya | 26.08.2008
Faire régner la terreur n'était pas l'exclusivité des religieuses, mes frères qui fréquentaient au même moment l'école laïque se coltinaient des maîtres pas piqués des hannetons !
J'ai longtemps cru que SM était une vraie sainte et que ses colères envers nous étaient justifiées, que moi j'étais mauvaise et tout le tralala...
@Samantdi : alors j'ai entendu ce matin que le concours de beauté des religieuses n'auraient pas lieu ! Mais quel dommage !
Écrit par : Fauvette | 26.08.2008
Alors comme ça, tu as eu les mêmes que moi, mais en filles ?
Si on t'a raconté, comme à moi, que Dieu nous a faits à son image, ça fout la trouille...
Quand même, être fabriqué par un cinglé.
Écrit par : le-gout-des-autres | 26.08.2008
Même si je n'ai jamais eu affaire à des cinglées aussi dangereuses pour les enfants qu'elles étaient censées éduquer, j'ai quand quand même connu quelques beaux specimen de frustrées à la limite de la rupture dans mon pensionnat !!!!
Mais j'étais déjà ado et leur influence était du fait, quasi nulle .... grâce à Dieu !!!
Heureusement en tous cas que tu t'es rebellée !!!!
Écrit par : liaht | 26.08.2008
Quelle horreur ! Ton brillant récit a réveillé quelques souvenirs douloureux... mais moi c'était au lycée (je m'étais déjà fait renvoyer des écoles chrétiennes !), la prof de latin qui m'avait prise en grippe, me faisait compter les copies à haute voix pendant qu'elle vociférait son cours, et je me trompais inévitablement : je passais donc le cours à recompter !
Un jour pour la narguer, j'ai mis du vernis à ongles rouge : mal m'en a pris, elle m'a agoni devant toute la classe. "Allez-y, compter mademoiselle devant vos camarades avec votre sang de boeuf sur les doigts !"
Ceci dit, j'ai eu aussi une soeur Monique : très sympa, elle, et totalement farfelue. C'était une toute jeune religieuse très dynamique. C'est elle qui m'a fait lire Roger Frison Roche, elle était dingue de montagne !
Bises et bonne journée Fauvette !
Écrit par : gazelle | 26.08.2008
Chaque "bong" de ta tête de petite fille contre ce tableau noir résonne en moi.
Boule dans la gorge.
Mais quel beau récit!
Écrit par : Marloute | 26.08.2008
Cette religieuse avait une soeur laïque que j'ai eue comme institutrice au CE2 et s'en prenait à un pauvre garçon simple d'esprit qu'elle arrosait d'eau pour le "réveiller". Elle avait ainsi plusieurs pots de confiture pleins et prêts à l'emploi, alignés sur son bureau. Le pire était quand elle s'en prenait à sa propre fille sur laquelle elle se déchaînait avec un sadisme qui nous pétrifiait.
Écrit par : Oxygène | 26.08.2008
Comme toujours, tes portraits sont un délice
Écrit par : la jd | 26.08.2008
mince de mince...
j'ai eu la chair de poule
Que c'est bien raconté
mais quelle histoire terrible...terrible...
Écrit par : Coumarine | 26.08.2008
Les bonnes soeurs sadiques, un modèle courant à l'époque. Le bibelot me raconte parfois les sévices qu'il a subi de la part des frères maristes, c'est à pleurer de honte, pour eux...
Écrit par : heure-bleue | 27.08.2008
P'tain, ma Fauvette, je suis horrifiée !!
J'ai déjà pas une très haute opinion de certaines profs, vu les humiliations auxquelles j'ai assisté quand j'étais élève, mais alors, en plus l'école par les religieux, beurk !
Alors, je conclus :
1) La preuve par ton billet que le manque de sexe rend aigri (enfin, pour soeur Monique, visiblement, les causes étaient psychiques)
2) Je sais pourquoi je suis athée.
3) "Tête de boche", tu peux imaginer à quel point ce terme me choque ...
Écrit par : Fiso | 31.08.2008
le bruit de ta tète sur le tableau..raisonne à mes oreilles..comme les mots de cette instit de cp..qui m'humilait devant les autres..devant le bureau..pour une écriture...qui n'était pas à son gout...petite fille gauchère contrariée..;
l'enseignemment...qui peut faire tellement de dégats...
Écrit par : co de contes | 01.09.2008
"L'habit ne fait pas le moine !" Mais il ne faut peut être pas généraliser... Je suis plus gêné par la "protection" dont elle a pu bénéficier puisque tu dis qu'elle est restée plusieurs années... Ce n'est pas parce qu'elle portait le voile qu'elle pouvait tout faire. C'était du ressort de sa hiérarchie de réagir plus tôt ! Mais comme tu le dis par ailleurs, à cette époque...
Écrit par : paysanheureux | 02.09.2008
Quel récit Fauvette, à certains moments on en a la gorge un peu serrée... Cela existe-t- encore aujourd'hui... ? Savoir comment ça se passe dans les monastères bouddhiques ou les médersas musulmanes.... ?
Gageons que cela est du passé, je suis septuagénaire ( ça fait mieux que de dire " je me fais vieux... ) et mon épouse a un peu vécue cela dans des institutions catho ou elle est restée pensionnaire de nombreuses années... Aujourd'hui, elle ne supporte plus, de prés ou de loin, la moindre présence de bonne soeur... et c'est moi le plus croyant... moi qui ai vécu une enfance et une jeunesse un peu sauvage...
La foi aide pourtant à vivre.. et l'humour : http://www.chez.com/dubost/Retour%20Becassine%204%20Web.htm
Bonne semaine
Écrit par : maudub | 03.09.2008
Mais non, elle n'a pas gagné ! Elle a contribué, bien contre son gré, à faire de toi la femme bien que tu es devenue.
Écrit par : Claude | 03.09.2008
c'est horrible ce récit!! une folle à lier!!
nous avions , dans notre village, des religieuses d'une gentillesse et d'un accueil exceptionnels!!la preuve: nous retournions les voir en dehors des heures de classe!!
quel vilain souvenir tu traînes fauvette!!
Écrit par : tutitelle | 07.09.2008
La mienne s'appelait Mère Françoise Agnès. Prof de philo, brillante, du charisme, respectée. Elle me trouvait des "carences d'intelligence", car je ne croyais pas en Dieu! Ouille ouille, ouille qu'est-ce qu'il ne faut pas subir de la part de gens censés nous aider à nous construire! Je suis sure qu'il y a encore en France des tas d'enfants qui s'en prennent plein la gueule, même si c'est sur un mode plus raffiné!
Écrit par : Laurence D | 08.09.2008
Et pour un souvenir comme celui-là évoqué, combien sont restés muets ? Si elle ne s'était pas attaquée ainsi à cette petite, si les parents ne l'avaient pas critiquée entre eux (mais juste sous ton nez), tu aurais sans doute longtemps (toujours ?) cru que le problème venait de toi, de vous, et pas d'elle...
Brrr.
Écrit par : telle | 08.09.2008
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