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07.08.2008
Vieilles pierres ensoleillées et baignades
De la Turquie nous connaissions Istanbul, ville splendide et dynamique qui nous avait séduits il y a quelques années. J'avais, nous avions, envie de vacances douces et ensoleillées, reposantes mais vivantes, avec bien sûr une petite touche culturelle... Y'avait plus qu'à, y'avait plus qu'à se décider, et vite car nous étions début juin, et nos vacances démarraient mi-juillet... Merci à Ada et à Samantdi qui nous ont donné l'envie de vacances turques, et zou, nous nous sommes retrouvés au bord de la Mer Egée !
Un hôtel sympa, calme et très confortable réparti sur la colline surplombant la mer, un ciel fidèlement bleu, seul souci se laisser vivre, dégustant des fruits fantastiques : pêches, abricots, pastèques. Munis de nos livres, nous alternions baignades en mer et bronzette sur les pontons de la plage aménagée ou à la piscine ! C'était un régal de voir se retrouver les familles turques à l'hôtel (des privilégiés d'Istanbul ?) : de grands tablées joyeuses au restaurant, ou des "grappes" d'enfants autour de la grand-mère, des oncles et tantes sur les gros coussins et matelas de la plage. Les enfants, petits ou grands, étaient très chouchoutés par les hommes, les femmes papotant sans discontinuer, se laissant servir du thé, du coca, des biscuits... Dès le petit-déjeuner les hommes consultaient une grosse pile de quotidiens turcs, feuilletés par toute la famille dans la journée. J'avais très envie de lire des journaux moi aussi, le marchand me répondait invariablement de revenir dans vingt minutes pour les journaux français. Corbillo prétendait qu'il était bien habile et savait que j'allais finir par lui acheter autre chose, et il avait raison. J'ai fini par éprouver un besoin irrésistible et justifié de tongs Hawaïnas plus adaptées et moins fragiles que mes Birkenstock.... La presse allemande et anglaise côtoyaient les journaux turcs, mais la presse française demeura cruellement absente tout notre séjour.
Nous avions décidé de nous joindre à une excursion de deux jours, celle du site archéologique d'Ephèse, et Pamukkale. Départ prévu le matin à 6 h 30, la veille Corbillo programme notre réveil sur son téléphone portable, et nous préparons notre sac. Le lendemain matin nous sommes réveillés par le téléphone à 6 h 30, et une voix un peu sèche me dit "Ephèse ? Dans cinq minutes !". Oulala, le portable était toujours à l'heure française, et nous étions bien en retard. Un saut dans nos shorts, un lavage de dents express, et hop nous grimpons en courant jusqu'à la réception. On se faufile dans le bus dont le moteur tourne déjà, mon Hello est accueilli très fraîchement par les touristes anglais, allemands, belges et hollandais... Des touristes qui font la gueule le matin aux vilains Frenchies ce n'est pas chouette je vous assure, j’en pouffe encore de rire ! Heureusement, trente minutes plus tard, nous avons changé de bus, les Français étant regroupés avec les Français et autres francophones, chaque nationalité dans son véhicule, et en avant ! C’est vrai, les excursions il vaut mieux les faire en toute indépendance, je vous le confirme. Mais bon, nous avons apprécié notre guide, G. une jeune femme turque s'exprimant très bien dans notre langue, ayant vécu jusqu'à l'adolescence en France. Magnifique et longue visite du site, j'étais très émue et impressionnée, et pourtant accablée par la chaleur. Si j'ai la chance d'y retourner, je me ferai la visite le matin "à la fraîche" et à mon rythme.
Nous n'étions plus qu'une dizaine le soir en direction de Pamukkale, certains n'ayant choisi que la visite d'Ephèse. Tout en commentant le paysage et en nous parlant de son pays, G laissait deviner ses regrets d'avoir quitté la France sans avoir été consultée par ses parents. Dure expérience pour toute la famille de revenir habiter dans son village de montagne et d’être surnommée Les Allemands parce que venant d’Europe…La fine et intelligente G a dû batailler ferme pour mener à bien sa scolarité.
Site d'Ephèse :
Et je crois que je vous raconterai la suite dans un prochain billet, car rentrer de vacances c'est du boulot je vous assure, plus une minute à soi, et du stress à tous les étages. A presque tout de suite !
23:29 Publié dans Au Jour le Jour | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note


