22.11.2006
Désordres alimentaires
J'aime beaucoup lire les recettes de cuisine, cela m'apaise. Parfois je les découpe dans les magazines et les entasse dans un classeur. Je visualise la recette, et me dis si je voulais je saurais la réaliser... Et cela me suffit ! Cela fait beaucoup rire Corbillo, car je dois l'avouer je cuisine peu, très peu.
Enfant, j'étais très gourmande, voire vorace, gloutonne. La nuit, je rêvais de nourriture, surtout de gâteaux... Notre histoire familiale a été très chaotique, et pour être très franche, sans vouloir jouer les Cosette, nous n'avons pas toujours mangé à notre faim... Le regard des mes parents (surtout à Noël) lorsqu'ils avaient si peu à mettre sur la table me hante encore. Je crois que cette souffrance fut l'une des plus pénibles de leur vie, et pourtant les coups durs, ils connaissaient... Combien je regrette mon égoïsme d'enfant envers eux à l'époque.
Une année, se présenta une semaine difficile, où à midi en rentrant de l'école nous n'eûmes que du pain et du sucre en morceaux... Puis, le lendemain, que du pain. Et puis un jour, rien. De l'eau. Bien sûr, aucun de nous ne moufta à l'extérieur... Nous attendions des jours meilleurs...
Le jour de l'eau, je fus très agressive et teigneuse. Saturée de rage, je me retrouvai seule dans notre jardin, et laissai libre cours à ma colère, donnant des coups de pied, hurlant des insultes à la terre entière. Je finis par me calmer, et décidai que la nourriture et moi, c'était fini. Je ne voulais plus souffrir du manque, de la peur de manquer...Terminé. J'allais cultiver mon indifférence, être plus forte, libre... Oui libre, je le croyais.
Et je fus fidèle à ma décision. Je me détachai peu à peu du plaisir de manger, domptai ma gourmandise... Ce ne fut pas si facile quand même, c'était si rude de se défaire du goût du sucré. Cette lutte solitaire m'épuisait, et m'isolait.
Pendant des années, j'ai continué ainsi, me restreignant volontairement, au cas où. Je cultivais une franche hostilité aux plaisirs de la table, à la nourriture en général, et aux repas. Mon estomac supportait de moins en moins la nourriture, mais j'étais fière de moi. Je zappais dans ma tête l'horrible mois de décembre, et ses victuailles de Noël étalées dans les vîtrines... La vision de cette opulence, du gaspillage me dégoûtait. C'était la guerre contre la bouffe dans ma tête, et je l'entretenais. Je pensais me faciliter la vie, mais non, je me trompais.
Ma future belle-famille vit débouler avec étonnement cette jeune fille le nez dans ses bouquins, indifférente ou presque aux très bons, mais si copieux repas ! Il faut dire que ma belle-mère, excellente cuisinière ne lésinait ni sur la quantité ni sur la qualité. J'étais tombée sur une famille de bons mangeurs certes, mais aussi de fins gourmets ! Les pauvres, ils ont dû être désorientés devant mon peu d'appétit et mon attitude... J'aurais pu apprendre à confectionner de bons petits plats raffinés, mais non, je ne pouvais pas. L'odeur de la cuisine me barbouillait, l'abondance me gênait... Comment vivre normalement, tiraillée entre cette vieille promesse et ma vie à construire...
Corbillo a toujours fait attention à son alimentation et à sa silhouette. Il m'avait connue petite mangeuse, un appétit d'oiseau, (de Fauvette !) cela n'avait pas l'air de l'embêter. Fin cuisinier il savait nous préparer des petits plats, et je mangeais à ma petite mesure. Ayant subi une grave opération à l'âge de deux ans, Corbelle notre fille, devait suivre un régime alimentaire : pas trop de gras, pas trop de sucre. Mangeons sain, alors...
Dans les années 90, une sévère gastro (ou une cochonnerie de ce genre) m'empoisonna la vie. Impossible de manger, d'avaler... Un cauchemar. Tout m'écoeurait, rien ne passait. Je pris l'habitude de manger encore moins. Mes rapports avec la nourriture devinrent des plus conflictuels. Les repas familiaux, de fêtes ou tout simplement les bouffes entre amis exigeaient d'énormes efforts de ma part. J'esquivais les questions, souriais, ne voulant pas gâcher le plaisir général...
Car s'il est vrai qu'entreprendre un régime amaigrissant est une épreuve, je vous assure que c'est aussi une rude bataille que d'avoir à manger sans appétit, à négocier avec son estomac.... J'étais vraiment tombée dans mon propre piège, par orgueil : J'ai vécu pendant des années en refusant "la bouffe". Tous les jours j'ai dû me convaincre, me déculpabiliser : j'avais le droit de manger sans nuire à quiconque...
En octobre dernier, après mon opération dentaire, je devais éviter d'ouvrir la bouche. Je n'eus aucun mal à me priver de nourriture solide. Au bout de 3 jours, je connus même une sorte d'ivresse, celle que l'on éprouve lors de périodes de jeûne. On pense arriver à maîtriser son corps, son esprit, une réelle tentation. J'ai senti que j'allais revenir en arrière, que je dérivais. Je me suis sentie basculer, vraiment oui.
Il y a quelques jours, en apprenant le décès par anorexie d'Ana Carolina, jeune mannequin brésilienne, j'ai pensé à mes désordres alimentaires, et perçu combien c'était facile de se laisser glisser dans l'anorexie, de s'y installer... Enfin facile n'est sans doute pas le mot... Mais je sais qu'il doit être très, très dur d'en sortir.
Tous les jours j'essaie de me "rééduquer" au plaisir de manger, c'est ainsi que je le vis. Parce que je m'étais enfermée dans une spirale de refus depuis tant d'années, c'était devenu naturel pour moi de m'alimenter léger. J'ai de la chance, Corbillo sait très bien me préparer des plats légers et appétissants. Merci à lui, de tout mon coeur.
00:05 Publié dans Emotions | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note



Commentaires
Ouhhh, il est rude ce billet. Quelle volonté de la part d'une enfant, c'est incroyable.
La "rééducation" est souvent longue dans ce cas et dans plein d'autres. Heureusement, ton cher Corbillo est là et il semble savoir y faire.
Enfant, j'ai toujours "dévoré" (comme toi au début) et j'ai continué toute ma vie (heureusement, sans prendre un gramme !) mais depuis quelques mois, j'ai du mal à manger, à apprécier ce qu'il y a dans mon assiette. Pourquoi ? Je ne sais pas bien... La fatigue, le stress, ce voyage en arrière que je fais, les nuits presque blanches ?
Bon, bon, je monopolise ton blog pour parler de moi, c'est pas cool ça !
Je t'embrasse bien fort et te remercie pour ton passage "remonteur de moral" bienvenu.
Écrit par : Bailili | 22.11.2006
Ce que tu décris sont bien les signes de l'anorexie. C'est une chance que tu n'aies pas eu de plein fouet le désordre et qu'il ne t'ait pas consumée. Etonnant comme le trouble a trouvé matière dans le refus de la disette familiale. Une révolte de l'esprit sur la matière. Notre cerveau est étonnant, même quand il débloque...
Un bien beau billet, sur un sujet difficile. Merci !
Écrit par : Otir | 22.11.2006
Beau billet sur un sujet difficle. Est ce ta seule volonté qui te conduit ? Toujours est il que lorsqu'une ado. devient anoréxique, le désarroi des parents est bien réel !
Écrit par : paysanheureux | 22.11.2006
Il est très émouvant ton billet ma Fauvette. J'ai également pensé "anorexie" tout le long et ai été presque soulagée que tu en parles à la fin. Car je pense que d'avoir conscience de cette terrible maladie t'évitera d'y chuter. Et puis Corbillo veille au grain, ouf ! Tu lui rends hommage, c'est adorable à toi, je te reconnais bien ;-)
Bon, moi j'ai commencé mon régime, pour mon amour, pour moi, mais je ne suis pas encore anorexique, pouuuuh j'aime bien la nourriture :-)) Gros bisous ma belle amie.
Écrit par : Pralinette | 22.11.2006
Fauvette ne donne pas dans la légèreté aujourd'hui mais elle nous offre un beau billet.
Écrit par : mab | 22.11.2006
Ah... la "bouffe"! Celle que l'on refuse pour se "venger", celle sur laquelle on se jette pour compenser... Sans compter le problème actuel que tu relèves avec le mannequin Ana C...
Pourtant qu'il est bon de bien manger. :)
Écrit par : Rose | 22.11.2006
Ce billet me touche énormément, par "opposition", presque...
C'est difficile de surveiller ce qu'on mange (dans un sens ou dans l'autre) et son rapport à la bouffe. Et je crois que c'est pour toute la vie, quand on part dans un sens ou dans l'autre...
Nous sommes une espèce animale bien compliquée, n'empêche...
Écrit par : Anne | 22.11.2006
Un gros bisous au mari formidable qui rend le présent plus facile....
Écrit par : sophie | 22.11.2006
Et tu n'as jamais essayé de résoudre tout ça avec l'aide d'un médecin (sans médoc si possible !) ?
(Si tu veux viens passer quelques jours à la maison et on s'épaulera toutes les deux pour combattre nos démons ! J'aime trop faire la cuisine moi !!!)
Écrit par : Madeleine | 22.11.2006
C'est vrai que notre rapport à la nourriture est irrationnel. Pendant des années, j'ai été comme toi une petite mangeuse, mais depuis presque trois ans que j'ai arrêté de fumer, mazette, une nouvelle personne a surgi des tréfonds de mon inconscient, une fille pleine d'appétit, sauçant le fond de son assiette et se resservant abondamment, se pourléchant les babines, regardant l'horloge aux heures des repas en attendant que Coloc dise "c'est prêt!" !
Sûrement que ta volonté de vouloir contrôler la nourriture (son manque) était une façon de réguler ton angoisse par rapport à la situation. J'y vois une preuve supplémentaire de ton caractère bien trempé (encore une métaphore culinaire, d'ailleurs...)
Je t'embrasse très fort (pour ceux qui ne la connaissent pas, je voudrais dire que Fauvette est mince mais pas maigre, menue mais avec de jolies formes féminines, en fait, un vrai petit canon de beauté !)
Écrit par : samantdi | 22.11.2006
Touchée par ton billet
J'ai une fille qui souffre depuis des années de crises de boulimie, cet irrationnel besoin de remplir son vide.
Terrible de s'en sortir aussi
Oui le rapport à la nourriture est parfois bien difficile
Écrit par : coumarine | 22.11.2006
La boulimie, je connais, elle vous transforme complétement. Acapare votre esprit et seul l'action de manger vous soulage sans que pour autant avoir une impression de sasiété. Lorsque l'on est gavé, que plus rien ne peut entrer, la douleur reviens et il faut vomir à nouveau pour pouvoir remplir ce corps que l'on fini par detester.
Lorsque l'on a retrouvé l'équilibre, il faut marcher sur des oeufs. Opter pour une forme de suractivité a été ma seulle possibilité de m'en sortir. Mais dès que je me retrouve seul, sans rien faire, je sens que cela est à deux doigts de revenir.
Je crois que l'on en guerit pas vraiement.
Écrit par : François et fier de l'Être | 22.11.2006
Bravo pour ce billet intime ! Que c'est bon d'avoir un homme qui cuisine... Plein de bisous §
Vous reprendrez bien un peu de tarte aux pommes, non ?
;-))
Écrit par : gazelle | 22.11.2006
Une grande chance que Corbillo t'ait comprise et te concocte de bons petits plats. Très beau et très touchant billet. Bises.
Écrit par : tanette | 22.11.2006
je suis boulversée par ta note, et bien sûr ma vie familiale a défilé dans ma tête, j'ai eu des hauts et des bas, même assez bas, et mon passé familiale fait que je ne peux accepter de faire trop de régime, bien qu'ayant beaucoup grossi.....moi non plus je ne cuisine pas beaucoup mais je suis obligée pour mon mari....je pense qu'une petite thérapie te soulagerait de ton passé si douloureux, et bravo à ton mari qui lui sait préparer les plats qui t'aident à vivre....je pensais aussi à ma fille qui est juste juste en poids, elle fait attention trop attention quand je lui offre un carré de chocolat elle me répond :"grosses fesses", je crois qu'elle ne se rend pas compte que sa maman les a......est-ce une réaction.....des fois je suis malade aussi et ne mange pas, j'ai l'angoisse d'être malade la nuit.....bref on a tous des trucs.....ma fauvette que de sincèrité dans tes écrits.....je t'embrasse.....jolie fauvette.....
Écrit par : bonaventure | 22.11.2006
Fauvette, merci de ce touchant billet. Cette petite fille affamée qui en veut à ses parents de ne pas la rassasier, je la comprends ! Et ses parents, comme ils ont dû s'en vouloir de ne pas pouvoir offrir assez à manger ces jours-là. Ils ont dû se sentir terriblement coupables et humiliés. Je n'oublierai pas ton texte, ça non. En plus, aujourd'hui, j'ai repris ma grande qui geignait qu'elle mourait de faim en lui faisant remarquer qu'elle avait simplemnt faim et que cette expression était réservé à des enfants plus malheureux qu'elle. En fait, nous étions à la piscine et nous en sommes sorties trop tard, nous avions un rendez-vous et zut, pas le temps de manger ! Mère indigne...
J'espère que plein de jeunes filles à la recherche d'informations sur l'anorexie trouveront ton témoignage et comprendront mieux leur problème.
Écrit par : telle | 22.11.2006
Merci du cadeau de ce billet bien perso. Ce partage te rend plus proche. Et quand je lis les commentaires, je me dis que ça nous fait tous et toutes vibrer. Merci encore.
Écrit par : martinecarol | 22.11.2006
Nos attitudes extremes sont souvent une manière de dire non à une chose qui nous a fait souffrir, mais bien vite elles nous enferment.
refus alimentaire, problème de peau, addiction. en prendre conscience et les nommer demande beaucoup de courage, tu le fais d'e manière factuelle ...
Je pense en écho àla promesse que je me suis faite aussi un jour...
'J'aime beaucoup lire les recettes de cuisine, cela m'apaise."écris tu ausssi
Écrit par : laparhasard | 22.11.2006
Ton billet m'émeut beaucoup. A la fois intime et pudique, il nous montre bien l'engrenage. Je suis heureuse qu'il puisse se terminer sur cette note d'amour et de plaisir.
Écrit par : Forestine | 22.11.2006
Très émouvant ton billet mon amie. Que rajouter à ces commentaires qui résument bien nos rapports compliqués avec la nourriture, moi la fille de cuisinière professionnelle, qui au contraire de toi , a été élevée dans la dégustation depuis mon berceau, fine goule, comme on dit chez nous : toujours plein de nourriture à la maison, des odeurs, du monde chez mes parents. Tout çà tu le sais . j'ai une culture des repas, des tables bien mises, des saveurs, de l'accomodage des restes (parce qu'on peut faire de super bonnes choses avec des aliments très bons marchés , j'ai eu de la chance, au fond de ma campagne, on aimait manger, ensemble, c'est l'histoire de ma famille. Je n'ai pas choisi, comme dirait notre ami Maxime, çà donne le résultat que tu sais. Maintenant la cuisine a évolué et on peut manger très léger, très coloré, très gai, avec beaucoup de saveur, juste pour le plaisir ! Corbillo t'a montré la voie et moi aussi je t'attends pour te faire reprendre ce chemin là, si tu en as envie.
Écrit par : ROSA | 23.11.2006
Terriblement émouvant ce que tu racontes là!
Écrit par : filomène | 23.11.2006
C'est fou tout ce qu'on peut cristalliser de nous et de notre histoire à travers la nourriture ! Mais en tout cas, je voudrais ajouter que la façon dont tu la raconte si bien nous ouvre l'appétit pour te lire et te relire.
Comme tu le signales, peut être que d'une certaine façon te plonger dans la nourriture spirituelle des livres était l'endroit ou ton corps acceptait de placer l'appétit de vivre.
Et aussi bravo aux efforts patients de Corbillo pour faire revenir doucement les papilles gustatives dans ton quotidien.
Écrit par : LaVitaNuda | 23.11.2006
A Tous et à Toutes :
Je vous remercie pour vos mots affectueux et amicaux.
Moi aussi, à la lecture de vos commentaires je suis très émue...
Ne vous inquiétez pas, j'ai toute l'aide nécessaire pour ma "réinsertion" ! et je suis bien entourée aussi.
L'annonce de la mort d'Ana Carolina m'a vraiment touchée, et je pense à toutes les personnes qui souffrent et n'arrivent pas à sortir de ce piège.
J'ai eu envie et besoin d'écrire ce billet, c'est vrai nous avons tous une histoire personnelle et familiale avec la nourriture.
Merci encore !
Écrit par : Fauvette | 23.11.2006
C'est plutôt nous, Fauvette, qui te remercions de cet émouvant témoignage/gage d'amour à l'homme de ta vie...
Écrit par : Anitta | 23.11.2006
Merci pour ce beau témoignage Fauvette, que j'ai lu avec intérêt de bout en bout. Le début émouvant sans pour autant tomber dans la facilité, au contraire, tout dans la pudeur ; et to flirt avec les limites de l'anorexie, qui permet, à toi comme à nous, de comprendre un peu le "pourquoi" (même si il y a autant de cas qu'il y a d'histoires personnelles) mais surtout à quel point il est difficile d'en sortir. Je t'embrasse. (je peux ? ^^)
Écrit par : Sammy | 25.11.2006
Voilà un billet fort, riche, émouvant et tres bien écrit !
il me parle beaucoup, car si tu nous lis depuis longtemps, tu l'as deviné,nous aussi, nous avons connu les tables vides et comme toi, je n'aime pas faire à manger ou voir la nourriture abondamment étalée.
Nous avons tous des rapports à la nourriture bien compliqué: pour moi elle est surtout utilitaire.
Écrit par : dilou/zaza | 26.11.2006
billet très touchant!
notre rapport à la nouriture qui vient de la petite enfance!
ne jamais avoir faim:entendu tellement chez moi où mon père a eu faim pendant la guerre...!
donc en réaction, enfants gavés..!
et mon frère qui devient végétarien limite anorexoique et moi qui me bat avec mes envies et le plaisir de la bouffe...
Écrit par : co de contes | 26.11.2006
Un billet émouvant mais aussi très intéressant parce qu'il m'ouvre à des aspects auquel je ne pensais pas.
Dans mon idée l'anorexie et les désordres alimentaires plus largement sont liés à des structures et des problématiques qui n'ont rien à voir avec le manque, bien au contraire. C'est intéressant de montrer qu'il peut y avoir cette cause là aussi.
J'aime beaucoup la façon dont tu arrives à parler de choses très intimes à la fois en allant loin et avec pudeur, c'est toujours un équilibre dificile à trouver dans l'intime/public, j'en sais quelquechose, j'ai pour moi même parfois la difficulté de savoir où mettre le curseur.
Écrit par : valclair | 26.11.2006
J'ai été très émue par ton superbe billet.
Écrit par : marie-hélène | 29.11.2006
je ne le savais pas... pas vu pas lu ce billet très très émouvant! je t'imagine enfant... cela me touche vraiment ... bon tu as de la chance d'avoir un mari qui cuisine... Les rapports avec la nourriture ne sont pas faciles
Chez moi mon mari mange à table et c'est tout... pas de grignotage
ma grande pas de viande..
la cadette picore mais dévore au goûter
le dernier deteste les fruits à croquer!!
et moi je mange de tout ... peut être pour donner le ''bon " exemple!!!
je te souhaite un bon week end !
Écrit par : dite | 26.05.2007
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