30.06.2009

Rue Americka en Bohème

P1020067.JPGLa rue a changé de nom. La rue de Tachov où a habité la famille de ma mère, et elle-même ses premières années dans les années trente. Je le savais grâce aux recherches de Corbelle et de DouxChéri l'année dernière au musée de Weiden, et aux archives de Tachov.

Lorsque nous sommes arrivés à Tachov, nous avons reconnu tout de suite la petite place et ses maisons colorées. Une étrange impression de familiarité. Nous n'étions jamais venus, et pourtant nous connaissions... Grâce à leurs photos prises l'année dernière. Cela n'atténuait pas mon émotion, au contraire. Et pourtant je n'arrivais pas à l'exprimer, je sentais que je laissais venir à moi chaque moment vécu, mais je n'arrivais pas à penser, à analyser, à dire les choses. 

Et puis je me suis détendue, c'était donc là dans cette petite ville qu'une partie de mon existence avait ses origines, c'était ici.

Impossible de communiquer avec les habitants : ici c'est la langue tchèque ou allemande, mais le français ou même l'anglais ne sont pas compris. Un peu frustrant de ne pas pouvoir établir le contact. Nous avons même ressenti (à tort peut-être) que les Français n'étaient pas tellement appréciés. L'abandon en 1938, notre président actuel et son attitude méprisante envers ce petit pays.... rien ne jouait en notre faveur. Seul le jeune homme de l'Office du Tourisme appelé à la rescousse par sa collègue grognon a paru heureux, enthousiaste et fier de notre visite : "Paris, la France, les Misérables ?".  Il m'a rempli les bras de dépliants, de plans de la région, de carte postales, adorable garçon.

Cela ne fait rien, je me suis "imprégnée" de l'ambiance, nous nous sommes baladés dans la ville, installés dans un petit resto pour le déjeuner. Plat comme d'habitude assez roboratif, viande en sauce et pomme de terre. Et délicieuse bière pour Corbillo.

Nous avions eu un temps magnifique, chaud et ensoleillé (30°) à Prague durant quatre jours, et là, zut la température s'est mise à baisser de 20° et la pluie à s'installer. Dommage, dommage.

Nous avons retrouvé la maison sans peine, telle que je l'avais vue sur les photos, malgré la pluie nous avons marché dans les rues voisines, juste histoire d'imaginer le quartier. Petits pavillons ni riches ni pauvres.

Venant de Prague, et ses rues animées de touristes, de jolies boutiques occidentalisées, nous avions bien conscience de plonger dans une autre réalité, celle moins florissante d'une région rurale, frappée par la crise, peut-être même un peu délaissée. La vie ne doit pas y être facile, j'ai noté les visages et les silhouettes un peu marqués, les vêtements ni chics ni chers,un peu démodés.

Nous sommes allés faire un tour dans la campagne des environs. Très jolie campagne bien préservée, de jolies prairies sans barrière, des arbres superbes. Sans nous en rendre compte nous sommes presqu'arrivés à la frontière allemande, j'ai reçu un sms des télécoms allemands nous annonçant que nous passions sous leur réseau. Nous étions au coeur d'une très jolie forêt très paisible, le soleil était réapparu, l'air était léger, un moment magique.

Nous avons rebroussé chemin vers la ville, j'ai pris une autre photo du panneau de Tachov, et nous sommes rentrés à l'hôtel à Marienske Lazné (ex Marienbad) :

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28.06.2009

Au petit matin

Je rêvais que l'entreprise qui m'emploie avait été rachetée par des Canadiens. Pas l'entreprise en fait, juste le nom, la marque, ou le titre, la notoriété comme on veut. Et on nous disait : Finalement, vous ne servez plus à rien, c'est fini pour vous. Vous n'avez plus qu'à signer là, et puis vous rentrerez chez vous.

Et puis je me suis réveillée ce matin, agitée et angoissée. En pensant, mais comment je vais faire moi, si je dois travailler jusqu'à soixante-dix ans dans ce cas-là ? Comment je vais faire ?...

Et depuis je me sens vaseuse, inquiète. M'a foutu ma journée en l'air ce rêve à la noix. 

24.06.2009

Sylvette, les pâquerettes et les broussailles

Nous avions nos coins à fleurs : le petit cimetière pour les violettes à côté du puits, le chemin de la grève pour les jonquilles d'eau et les coucous, le sentier derrière les grandes maisons de l'avenue pour les petites pervenches et les boutons d'or.

Un jeudi après-midi de printemps, nous nous baladions en papotant Marielle et moi. Au fond d'un champ fermé par une barrière de piquets nous apercevions un tapis de fleurs. Pas de problème, comme d'habitude on soulève un peu le fil barbelé, et hop on se glisse en évitant la gadoue, et l'accrochage des vêtements. Accroupies côte à côte nous étions ravies de cueillir ces belles pâquerettes. Marielle m'informa, plus tard, elle deviendrait une "héroïne aux yeux souriants" comme dans le téléfilm qu'elle avait vu récemment ! Je trouvai l'idée romantique, oui très. 

Tout d'un coup, elle me poussa du coude :  - Regarde, là, y'a quelqu'un, ne bouge pas.

- Barrez-vous de là !

- Et puis quoi encore, on est en République ma vieille, les fleurs sont à tout le monde ! répliqua Marielle.

Sylvette avait jailli de la haie. Le regard dur et apeuré, longs cheveux tressés, un vieux pull informe sur une robe pas nette, les jambes griffées, des bottes en caoutchouc, un triste état. A côté d'elle, nous avions l'air de princesses. C'est dire.13 ans environ, elle habitait un hameau éloigné de la ville, et fréquentait l'école publique, nous ne la connaissions que de vue.

Je voulais partir, mais Marielle me retint  -  Attends, c'est bizarre, y'a quelque chose qui cloche.

Mon héroïne qui ne souriait plus demanda à Sylvette ce qu'elle faisait là.

- C'est pas vos oignons je vous dis, tirez-vous.  

- Mais tu te planques, t'as de ennuis ? On peut t'aider non ?

Toujours prête à mordre, Sylvette finit par nous dire qu'elle s'était sauvée de chez elle, qu'elle n'y retournerait pas sinon sa mère la tuerait ! Oui, la tuerait. Sa tante et son oncle l'accusaient à tort d'un truc, y'avait pas de raison que cela retombe encore sur elle, et puis... Nous ne comprenions pas tout, elle s'énervait vite. Je lui demandai si son père pouvait la protéger, mais non, il n'habitait plus chez eux depuis, ben depuis qu'il était parti et puis c'est tout. Elle allait rester là pour la nuit, et partirait le lendemain matin en stop, elle savait où.

Marielle le décida, on allait la cacher, ce n'est pas possible de la laisser dormir dans les broussailles, non franchement, et s'il lui arrivait quelque chose hein ? Bon, chez elle non, il y avait trop de passage en ce moment, elle se tourna vers moi. J'étais d'accord et proposai à Sylvette de se réfugier dans le grenier au-dessus de l'écurie chez mes parents. On lui apporterait à manger en douce, le temps que son affaire se calme... Non, elle refuse, son cousin étant dans la même classe que mon frère, elle se méfiait. - Mais t'as tort tu sais, il ne dira rien s'il te découvre. - Non, non, je fais comme j'ai dit, je n'ai pas peur, grouillez-vous de partir !

Elle voulait bien de la nourriture, et de quoi se couvrir, et cela irait. Et puis elle avait son couteau, elle ne craignait rien. Elle le sortit de sa botte, et nous menaça de s'en servir si on ne la bouclait pas.

Bien, nous allions donc repartir toutes les deux, chacune dénicherait ce qu'elle pourrait. A tout à l'heure Sylvette on te rejoindra ici.

Marielle me retrouverait devant la porte verte chez moi, après cinq heures. Chacune de nos maisons avaient plusieurs accès, ce qui était bien pratique pour toutes nos combines.

Je trouvai facilement ce que je pouvais donner, et Marielle aussi. Mais hélas c'était compter sans la Sorcière : sa grand-mère qui guettait toujours dans les couloirs ! Elle attrapa Marielle qui tentait de sortir et hurla :

- Eliane, viens voir, vite, Marielle essaie de fuguer. Et elle n'a pas douze ans !

La mère de Marielle rappliqua et voyant le sac bourré à craquer exigea des explications. Marielle pleurait, bredouillait que ce n'était pas vrai, mais ne trouvait rien pour se justifier. Madame Eliane que j'aimais bien malgré ses sautes d'humeur, insista, et finit par comprendre : - Ce n'est pas pour toi, hein, c'est ça ? Pour qui alors ?

Ne voulant surtout pas trahir Sylvette, Marielle sanglotait la tête toujours baissée. - Bon maintenant, ça suffit , tu me regardes et on cause. Et toi Grand-Mère tu sors ! Madame Eliane ne céderait pas Marielle le savait.Toujours en pleurant elle raconta notre rencontre avec Sylvette. Et ne doutant de rien, demanda la permission d'aller lui porter le sac ! 

- Mais vous êtes folles vous deux ! Vous savez ce qu'elle risque à dormir dehors ainsi ? Une fille qui traîne toute seule, mais il peut tout lui arriver ! Je ne laisserai pas faire ça, crois-moi je sais de quoi je parle ! Non mais, allez on va chez elle !

Elle attrapa son viel imper, Marielle par le bras, et les voilà parties toutes les deux dans la vieille traction de Compagnon. Elle eut beau taper sur la porte, appeler, attendre un peu, personne ne se montra chez Sylvette. Silence total, y compris des voisins. Elle insista, insista. Aucune aide en vue...

Remontant dans la voiture, la gitane calée aux coins des lèvres, elle déclara : - On va chez les gendarmes. Paniquée, Marielle supplia, Non il ne faut pas y aller, non.

Cela n'amusait pas la Mère Eliane cette visite à la gendarmerie, elle savait les bruits qui circulaient sur elle, la vie agitée d'avant qu'on lui attribuait, la jalousie des femmes du quartier, mais là, elle n'avait pas le choix, il le fallait. Malgré l'accueil goguenard des gendarmes et leurs regards, elle tint bon, il fallait aider cette petite ! Marielle dut indiquer à contrecoeur l'endroit où trouver Sylvette. Et ils se mirent enfin en route.

Sylvette ne réussit pas à s'enfuir, et sa famille n'échappa pas aux explications musclées. La situation était à la fois plus  grave et triste que nous le pensions nous dit la mère de Marielle plus tard le visage fermé.

L'idée d'avoir "trahi" Sylvette nous était insupportable, nous étions bouleversées. Marielle en tomba malade, inconsolable. Sylvette et son couteau s'invitèrent dans nos cauchemars...

Je n'ai jamais trop su ce qui s'était passé exactement. Sylvette revint dans sa famille, quitta rapidement l'école, parvint finalement à se sauver un jour. On l'oublia... 

Vingt-cinq ans plus tard, sur le chemin du retour des vacances, nous fîmes une halte chez ma mère. Quelques courses au nouveau supermarché de la ville s'imposèrent. Au détour d'un rayon, je croisai une femme accompagnée de deux petits enfants. Elle n'avait pas changé, le regard clair et hostile, les cheveux longs tressés, les vêtements pas soignés... Sylvette me fixait l'air farouche, elle aussi m'avait reconnue. Je restai là, figée et silencieuse, accrochée à mon chariot. Sans un mot, elle se dirigea vers les caisses, et je repris mes esprits, lâchement soulagée. Plus tard, J'appris par mon frère qu'elle vivait avec un alcoolo qui la tabassait. A-t-elle fini par trouver la force de fuir à nouveau ?
  

 

19.06.2009

Une housse...

Ce dessin de Ransom vu dans Le Parisien d'aujourd'hui à la fois drôle et si triste :

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Et vous pouvez bien sûr aller lire le très intéressant billet d'Otir qui renvoie vers d'autres blogs, ainsi que celui de Chiboum.
LE 22 JUIN 2009 : oui, oui, je vous conseille (comme Madeleine le suggère) la lecture du billet de Traou.

18.06.2009

Confidences à Allah avec Alice Belaïdi au Petit Montparnasse

J'ai fini par y aller, applaudir la talentueuse Alice Belaïdi jouant l'histoire de la petite chevrière adaptée du livre de Saphia Azzeddine, déjà présentée au Festival Off d'Avignon en juillet 2008.Jbara_Confidences_Allah-fafef.jpg2_ConfidencesAllah_prostituee-2435a.jpg Et j'ai bien fait d'écouter les conseils d'une amie. J'avais peur de m'engluer dans une histoire de religion, et les inévitables clichés, mais non, mais non. J'ai découvert le roman mais surtout une belle comédienne ! Pendant une heure trente, seule en scène,elle est Jbara jeune fille ignorante et pauvre qui demande à Allah qu'il se passe enfin quelque chose ! Elle rêve, et espère une autre vie, mais sera forcée de se prostituer pour survivre, et connaîtra la prison... 

Témoignage cru et bouleversant, mais aussi très drôle. Je vous assure j'ai été époustouflée par Alice Belaïdi, son naturel, sa fraîcheur, une comédienne formidable.

C'est à 19 heures au Théâtre du Petit-Monparnasse, jusqu'à la fin du mois de juin. Et je crois qu'elle part en tournée en province, mais aussi en Belgique...

Théâtre du Petit-Montparnasse

31 rue de la Gaîté

75014 Paris   Tél: 01 43 22 77 74

www.theatremontparnasse.com


16.06.2009

Un petit tour charentais

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Arrivés à La Rochelle vendredi,  nous avons essayé de louer une voiture, je venais d'apprendre que le Centre de soins se trouvait à une dizaine de km... Valises à roulettes à la main, nous avons franchi le seuil de 5 ou 6 agences, et non "aucun véhicule n'est disponible ici le week-end, à partir du mois d'avril, il faut réserver" ! Nous avons foncé à l'hôtel, la réceptionniste très gentiment nous a trouvé un taxi, et en route pour la visite à Michel ! Le chauffeur de taxi a dû percevoir en nous le stress du Parisien, et a entrepris de nous refiler en douce son calme charentais. Avec efficacité. J'avais l'impression d'entendre la voix et l'accent de mon Cousin Jean, j'ai ressenti un apaisement agréable et bienfaisant.

Une jolie blonde au profond décolleté nous a accueillis avec le sourire, et confirmé le numéro de chambre. Toc-toc à la porte, et coucou c'était nous ! Il nous attendait somnolant un peu. Nous sommes assez pudiques entre nous, mais là, je n'ai pas hésité à lui faire part de mon très grand plaisir de le revoir ! Il va bien, récupère bien aussi, a pris conscience de tout ce qui lui est arrivé et sait qu'il doit réorganiser sa vie. Il est aussi conscient de ses limites actuelles même s'il est impatient de retrouver son chez lui, ses habitudes et tout. Petite séance photos entre nous, des nouvelles de tous, et puis signe qu'il va bien : c'était l'heure de son dîner ! Nous l'avons accompagné à sa table, et sommes allés faire un tour à l'extérieur. Très beau site, on pourrait imaginer que c'est un centre de thalasso ou de vacances... Très reposant.

Après le dîner, nous avons papoté dans un petit salon, Michel très souriant mais j'apercevais bien quelques signes de fatigue. Il était content car la permission de rentrer le lendemain après-midi chez lui pour le week-end venait de lui être accordée. Ma belle-soeur viendrait le chercher et elle accepterait sans doute de nous emmener aussi, nous pourrions rentrer en fin d'après-midi à La Rochelle en train s'il y en avait malgré la grève. Tout s'organisait.

Rentrés en taxi à La Rochelle, nous sommes allés dîner nous aussi, fruits de mer et poisson, une balade au pied des Tours, presqu'un air de vacances !

Le lendemain petit tour au marché en voisins, juste pour le plaisir. Beaux fruits, beaux légumes, du poisson très frais, un régal, et des regrets aussi ! Promenade dans les rues en amoureux, devenus tous les deux très zen, et visite à la gare, chouette nous aurions un train à 18 h 16 pour le retour !

Ma belle-soeur nous a récupérés tous les trois devant le Centre (merci M.), et nous avons retrouvé leur maison, leur jardin. Installés sous le figuier, les pieds dans l'herbe c'était vraiment sympa d'être là tous ensemble, ma nièce et son petit garçon sont arrivés, mon neveu aussi, ne manquait que mon neveu C. parti faire l'ouverture de la piscine ! Et il a été tout de suite 18 heures, l'heure de sauter dans la voiture de ma nièce qui nous a accompagnés à la gare !

P1020221.JPGNous avons partagé avec plaisir notre dimanche avec ma petite soeur Vivi, et coup de chance le Belem était de passage à La Rochelle, nous l'avons visité. Puis le soir, au revoir tout le monde nous avons repris le train pour Paris !

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10.06.2009

Les Bleuets de Pralinette

40503581.jpgSi vous avez envie de voir un beau champ de bleuets,

 vite allez voir chez Pralinette !

 Il y a longtemps que je n'avais pas vu un si joli champ !

07.06.2009

En tchèque aussi !

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Lorsque j'aurais fini de le traduire et de le lire, je vous raconterai ! Non, je rigole ! Le temps file trop vite en ce moment mais je pense à vous !

02.06.2009

Le Miraculé

Il y avait Le Miraculé, film de Mocky, mais maintenant il y a aussi Mon frère Michel le Miraculé ! C'est ainsi qu'il a été surnommé à Bordeaux.

L'opération s'est bien déroulée, il y a une semaine maintenant. Je ne connais pas les détails évidemment, mais cela m'a fait mal partout quand sa compagne m'a dit au téléphone qu'ils avaient dû lui scier les côtes pour accéder au coeur ! Brrrrrr.... (Même dans la chaleur pragoise (30 ° !) j'en avais des frissons). Michel se remet tout doucement, les visites sont restreintes bien sûr. Il va être transféré à La Rochelle dans un centre spécialisé dans les soins post-opératoires. Il y réapprendra à respirer, et bénéficiera de toute la rééducation nécessaire. Et nous pourrons aller le voir.

J'ai vraiment envie de rendre hommage et de remercier plein de gens ! Tous ceux qui luttent pour maintenir notre système de santé accessible à tous, et le défendent tous les jours. Merci à eux d'être là, merci. Bien sûr qu'il faut réformer les hopitaux : il ont besoin de plus de personnels, de moyens, de considération, c'est une réforme de ce genre qu'il faudrait non ? N'en déplaise à certains. Honte à ceux qui veulent tout démolir et rentabiliser ! J'en deviens enragée lorsque j'y songe.

Merci aussi à ce bon cardiologue d'être tombé en panne ! Et d'avoir compris ! Et insisté.

Je me sens enragée aussi car je sais que mon frère sentait qu'il n'allait pas trop bien, mais pas question de s'arrêter. S'arrêter quand on est quinqua, c'est aussi le risque de voir s'envoler le travail ! Alors on se dit que cela va passer, que c'est sans doute un coup de froid, un coup de fatigue, le stress.... Et on continue. Même si on "sent qu'on a des étincelles dans la poitrine" !!! Oui, des étincelles... Il n'est vraiment pas douillet mon frère !

J'enrage aussi pour tous les jeunes avec ou sans diplômes qui n'arrivent pas à trouver leur place dans le monde du travail, et à qui on fait des promesses, rien que des promesses.

Mais est-ce ainsi que nous devons vivre ? Non ce n'est pas normal, pas du tout normal. On ne peut pas laisser les gens sur le bord de la route dans l'attente d'un miracle.

24.05.2009

Prague, puis Tachov !

Voila, nous décollons tôt ce matin pour Prague où nous séjournerons quelques jours, puis en route pour Marienské (ex Marienbad) à l'ouest en Bohème.  Et surtout pour Tachov la petite ville voisine. Oui Tachov, souvenez-vous ici.

A très bientôt.

(Pour ceux qui ont lu le précédent billet, je précise que mon frère Michel sera opéré lundi, et que nous avons tous hâte que cela soit fait !)

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